LE MONTAGE DES LENTILLES
phragmes à vanne, série de lames de cuivre percées de trous de diamètres différents, sont bien délaissés aujourd’hui pour le diaphragme-iris plus pratique.
Ce dernier, d’une construction fort délicate, est formé d’une série de petites lames de cuivre très minces, taillées en arc de cercle et portant deux pivots. Elles sont montées sur un disque annulaire au moyen du pivot situé à leur extrémité et se recouvrent en chevauchant l’une sur l’autre. Le deuxième pivot, situé vers le milieu et sur l’un des bords, est introduit dans les fentes que porte un deuxième disque annulaire s’appliquant sur le premier. Le premier disque étant fixe, si l’on fait tourner le second, à droite ou à gauche, on force les petites lames à s’écarter ou à se rapprocher, ce qui modifie le diamètre de l’ouverture.
L’ensemble du petit appareil ainsi formé est placé dans l’intérieur du tube de monture et le disque de manoeuvre est rendu solidaire d’une bague moletée placée à l’extérieur. Une graduation tracée sur le parasoleil et un repère sur la bague indiquent, à chaque instant, l’ouverture en fonction de la distance focale ou en fonction du temps de pose.
L’objectif, muni de tous ses accessoires, en sûreté dans sa monture vissée en avant de la chambre noire, va commencer sa vie active. 11 est prêta parcourir la terre, à rassembler les rayons lumineux épars dans le monde, les rayons éblouissants que lance le soleil, rayons plus modestes émanés de nos luminaires, rayons diffusés par les sables d’Afrique ou les glaces des pôles, par le sol, la mer, les monuments.
Son propriétaire le fera travailler à son gré, il obéira toujours servilement et, sur la plaque sensible, suivant la main qui le commande, forcera la lumière à donner cent choses charmantes ou... mille horreurs.
Tel maître, tel valet.
FERDINAND FAIDEAU.
Au Bord du Languard louis damenez
'Dans le massif de la 'Bernina. Languard vient de Leughart, longue forêt. Allusion a la forêt situee jadis au-dessus de Giarsun, et (jui a donne son nom aux verdoyants pâturages avoisinants et au ptc £fui les culmine. o o o o d
Destruction Complète du Yoile Dichroique
URTOUT par ces temps d’instantanéité à outrance, et de développateurs dits intensifs, les amateurs connaissent malheureusement beaucoup trop le voile photographique qui est catalogué sous le nom de » voile dichroique ».
Ce voile, tout spécial, coloré, se caractérise par la fluorescence que prend la gélatine de la plaque après le développement et le fixage. Sa couleur est ou rougeâtre, ou rouge, ou rouge orangé, ou violet par transparence, tandis qu’elle paraît vert, jaunâtre vert, bleu ou jaune verdâtre par réflexion. En outre, sous la lumière réfléchie, le négatif semble insuffisamment débromuré.
Ce voile prend d’ordinaire naissance dans un des cas suivants:
1° Dans le développement, toutes les fois que le bain renferme un dissolvant du bromure d’argent (hyposulfite de sodium, ammoniaque, cyanure de potassium, etc.). Si le dissolvant est l’hyposulfite, il suffit de quelques traces de cette substance pour produire le phénomène ;
2° Dans le fixage, toutes les fois que celui-ci se trouve être additionné d’une petite quantité de développateur. Plus le développateur est chargé en sulfite de sodium et surtout en alcalin, plus facilement le phénomène a lieu.
Toutes conditions égales d’ailleurs, les causes suivantes favorisent la production du phénomène : manque de pose ; substance augmentant le pouvoir réducteur du révélateur (sulfite de sodium, alcali) ; développement prolongé outre mesure.
MM. A. L. Lumière et Seyewetz, qui se sont livrés à une étude très approfondie de ce voile, ont constaté qu’il ne renferme pas de bromure d’argent. Il semble être formé par un composé argentique très riche en argent et renfermant une petite quantité de la matière organique provenant du substratum. Les réactifs chimiques agissent sur ce composé comme s’il était constitué par de l’argent pur.
Le meilleur des réactifs à employer est le permanganate de potasse neutre, suivi d’un traitement au bisulfite de sodium. Il s’applique, en effet, à tous les cas, c’est-à-dire que le voile ait été formé dans le développateur ou dans le fixateur. Dans le premier cas, il est généralement en surface ; dans le second, en profondeur.
Voici la méthode opératoire que nous avons employée, avec le succès le plus complet.
Le négatif, sec, est immergé, à la lumière du jour, dans une solution composée de :
Eau : Q. S. pour i ooo cm' ; Permanganate de potasse : i g.
Au bout de quelques instants, dont la durée dépend en somme de la profondeur et de l'intensité du voile, celuj-ci, vu par transparence, paraît jaune rouilleux.
On lave alors copieusement, et l’on plonge dans une solution de :
Eau : Q. S. pour i ooo cm'; Bisulfite de sodium liquide : 25o g
LE PTiOTOGTiAV'HlST'E
FEUILLETS DETACHES DU CARNET D'UN AMATEUR
Presque immédiatement, le plus souvent, la teinte rouilleuse, qui est formée d’oxyde de manganèse déposé dans la couche gélatineuse, se dissout et toute trace du voile dichroïque a disparu sans que l’image ait été affaiblie.
On constate pourtant, le plus souvent, que la couleur de l’image a été modifiée : elle est devenue plus brunâtre.
D’ autre part, lorsqu’on examine par réflexion, l’image sèche, on peut observer qu’elle présente, sur les parties correspondant aux plus grandes épaisseurs d’argent réduit, des places miroitantes qui ne changent nullement la valeur relative des demiteintes, quand on examine l’image par transparence.
C’est là une méthode pratique, simple, et des plus efficaces. Nous ne saurions donc trop vous conseiller d’y avoir recours le cas échéant.
Déferle
Yirage par Sulfuration des Plaques de Projection
On sait qu’une projection à tons chauds est souvent supérieure aux projections à tons froids. Pour obtenir la première on fait habituellement l’exposition sur une plaque contenant du chlorure d’argent avec lequel une longue pose et un développement retardé amènent un ton chaud. En pratique, toutefois, il est très malaisé d’obtenir par ce procédé une uniformité absolue de ton dans les projections produites par des négatifs différents. La difficulté est plus grande encore pour l’opérateur désireux de combiner un paysage provenant d’un négatif et des nuages empruntés à un autre négatif.
En général, aucun procédé de virage ultérieur, tendant à produire des tons chauds ne possède une gamme suffisante pour que nous soyons certains d’avance d’obtenir le résultat visé. Cela est vrai surtout pour l’uranium et le cuivre. Dans le journal Phohgraphy, M. R. E. Blake Smith a préconisé autrefois un virage à l’iode sulfuré, que l’on peut parfaitement bien employer pour les plaques de projection. Le ton obtenu est d’un brun riche d’une grande beauté, très homogène, exempt des tons doubles que présentent d’ordinaire les virages par sulfuration. Sous la lumière réfléchie, les images paraissent sépia chaud, mais projetées elles présentent un ton sépia un peu plus froid.
Les projections exécutées pour essayer cette méthode ont été obtenues sur des plaques à ton noir , développées en un ton noir à l’intensité ordinaire dans un développateur au Métol-hydroquinone.
Voici les solutions nécessaires pour le virage :
(i) Solution blanchissante composée comme suit :
Eau ; Q . S. pour 5oo cm-’ ; Iode : 3 g. ; 1 odure de potassium : y g. 5 .
(2) Solution de sulfite de sodium cristallisé à 5 pour 100;
(3) Solution de sulfure de sodium à 1 2 pour loo.
On immerge les plaques dans la solution blanchissante jusqu’à ce que les images prennent une coloration bleue sous la lumière réfléchie. En cet état, les demi-teintes et les grandes lumières paraissent jaunâtres, mais en examinant les plaques, à la lumière transmise, on constate que les images ont gagné en densité et ont pris une couleur brun foncé, qui, toutefois, paraît noire lorsqu’elle est projetée sur l’écran.
Les plaques sont alors plongées dans le bain de sulfite (n° 2), jusqu’à ce que la couleur bleue ait
ctgtNi. J 88
LE PnOTOGI^APh ISTt.
FEUILLETS DÉTACHES DU CARNET DUN AMATEUR
entièrement disparu. A ce moment on les immerge dans la solution de sulfure (n 3) constituée ainsi ; Solution de sulfure (stock) a i 2 pour 100 : 5 cm '; Eau : Q. S. pour 1 .000 en-,
L’effet est instantané et il n'est pas nécessaire de garder les plaques plus longtemps qu’une minute dans la solution. Les plaques sont alors fixées et lavees comme a l’ordinaire.
Une solution de sulfure d’ammonium travaille bien également.
Quand la plaque est bien sèche, on trouvera que sa surface' est mate et rude au toucher, et que l’image a considérablement augmenté en densité, avec un soupçon de voile dans les clairs. C’est que la solution blanchissante est, en effet, une de celles indiquées pour le renforcement.
On peut enlever la rugosité de la surface en la frottant avec un peu de poli. Cela lui donne également le brillant.
On vernira ensuite avec un vernis, au celluloïd, de préférence, pour assurer le maximum de transparence.
ïin T{enforçateur JSlouveau
Ebert a décrit récemment à la Société de photographie de Vienne un phénomène qu’il a observé en pratiquant le nouveau procédé dit : Catatypie. On sait que la première phase de ce procédé est l’immersion du négatif dans une solution éthérée de peroxyde d’hydrogène.
Ebert remarqua qu’aussitôt que l’immersion était accomplie, le négatif se trouvait renforcé et qu’il se déposait un précipité donnant un relief sensible et d’autant plus accentué que la solution éthérée était plus fréquemment appliquée. Comme rien d’autre que la solution éthérée n’avait agi sur la plaque, Ebert présuma que l’argent métallique subissait une oxydation partielle ou tout au moins une transformation chimique.
Cette assertion semble soutenue par le fait qu’à peine le négatif renforcé est immergé dans l’eau, le relief disparaît et des bulles d’oxygène se forment.
11 est manifeste que c’est là un procédé très simple de renforcement, qui n’est pas toxique et, si on le désire, l’intensité originelle du négatif peut être augmentée immédiatement, par une immersion plus prolongée dans l’eau; leseul inconvénient est la nécessité de veiller à l’écoulement uniforme du peroxyde éthéré qui doit être rapide*, sans quoi il survient des taches iné-
Porche d Eglise hrkj.Iric
C'csl üu joli villjgt' lit* Soitif-Jcüti-J^c- J honiiis iju il sc trouve, apparterunt j une vieille
église en partie romane, et co^jiieltement nichee Jans un hou,juct Je verJure sombre. égavJnt ce petit coin verdoyant, étalé au bord des marn:s immenses au milieu des^jueles s'élèvent le rocher de 7'ombelaine. et t'incomp.-rable é^fcnl-Saint-.Vichel. - o o î o a ? -
LE PHOTOGT^JlPîUSTE
FEUILLETS DETACHES DU CARNET L'UN AMATEUR
gales; s’il est trop lent, des huiles d’oxygène se produisent occasionnant des bavures. Le renforcement, ainsi obtenu, se montre semblable à celui que procure le mercure, l’ammoniaque et le bromure de cuivre. Il peut être répété plusieurs fois. Quand on traite de cette manière des projections sur plaques de chloro-bromure, elles ne sont pas seulement renforcées, mais on obtient encore de belles images brun sépia.
Une autre observation curieuse est que les cartes postales au bromure traitées par des frictions faites avec une solution éthérée de peroxyde, virent au sépia chaud. Par une application répétée, la nuance devient même rouge-jaunâtre.
Ces images à tons chauds peuvent être développées avec des dèveloppateurs variés, et fournir alors des tons plus fins et plus chauds.
Zlne nouvelle Méthode dlmpression aux Colloïdes bichromatés
Nous sommes de ceux qui pensent que la nature de l’encollage du papier joue un rôle prépondérant dans le tirage des épreuves basé sur la sensibilité des bichromates alcalins additionnés de substances colloïdes. M, Fleck, de Munich, semble être complètement de notre avis, car il a recherché quel pouvait être, dans l’espèce, le meilleur encollage. 11 s’est adressé aux résines comme M. Frédéric Dillaye l’a indiqué dans son ouvrage : Le Tirage des Epreuves en Photographie. L’encollage qu’il préconise se compose de ;
JK. Eau ; Q. S. pour i5o cm-' ;
Gélatine ordinaire : 3 g. 5 ;
Arrow-root :5g.; Borax: i g. 5 ;
B. Eau : Q. S. pour y5 cm' ;
Carbonate de sodium cristallisé : 2 g. ;
Résine en poudre ; 1 g. 5.
Ces deux solutions se font séparément au bain-marie bouillant et on les mélange ensuite. L’encollage se fait, à chaud, soit au pinceau, soit par flottage.
M. Fleck ne se contente point d’indiquer cet encollage. 11 formule comme suit la mixture que l’on devra employer pour l’engommage :
Colle de poisson liquide : 1 cm';
Albumine d'œuf clarifiée : o g. 5 ;
Solution de bichromate de potassium au 1 / 20 : 3 cm ' ;
Couleur d’aquarelle en tube : i à 2 cm".
La couleur, la colle et l’albumine doivent être mélangées à la molette dans un mortier chaud, après quoi on ajoute la solution de bichromate.
On insole et l’on dépouille comme dans le procédé ordinaire à la gomme bichromatée.
ANATOLE CHASSIN
MOS COMMAJSSAMCES UTILES
yi
La PHOTOMETI^IE
'emploi des lumières-types a lieu de la façon suivante : la Carcel est placée à un mètre exactement de l’écran, l’autre moitié de l’écran est éclairée par l’appareil en étude et celui-ci est déplacé jusqu’à éclairage égal.
La mesure de la distance indique la relation entre les deux lumières.
Ces déterminations, justes avec une tolérance d’environ i /6o, ont permis de déduire les lois suivantes : la quantité de lumière reçue normalement, sur une surface donnée, varie en raison inverse du carré de la distance à la source lumineuse, c’est-à-dire qu’une bougie émet une quantité de lumière A à un mètre de distance; placée à un eloignement triple, elle éclaire moins et cet amoindrissement a lieu dans le rapport de i à 9 (3 X 3).
Si la première lumière produit un éclairage A, à distance triple elle ne donne plus qu’une intensité A/9, il en faut donc 9 pour produire à cette distance le même résultat, d’où la nouvelle loi : les intensités de deux sources lumineuses produisant dans tes mêmes conditions le même éclairage sont directement proportionnelles aux carrés de leurs distances respectives.
Dans toutes ces lois, on insiste sur la notion d’éclairage normal; c’est qu’en effet la lumière reçue obliquement n’éclaire pas d’une façon aussi intense que la lumière reçue d’aplomb.
Les savants désignent cette relation en disant que la lumière émise est proportionnelle aux cosinus des angles d’éclairage.
Pratiquement, cette loi se comprend de la façon suivante : une sphère incandescente regardée se peint sur la rétine sous la forme d’un disque lumineux, autrement dit un élément de la surface émet la même quantité de radiations que sa projection.
L’éclairage variable obtenu par l’inclinaison plus ou moins grande donnée aux miroirs réflecteurs utilisés pour faire des agrandissements ou des projections avec la lumière du jour, est une application de la loi du cosinus.
Le photographe, dans le calcul du temps de pose, doit s’inspirer de ces principes, ainsi que dans le choix de ses diaphragmes.
Dans la mise au point deux quantités peuvent varier : la distance focale selon la distance du sujet et la grandeur désirée de sa reproduction et l’ouverture de l’objectif.
La distance focale, intervalle entre l’objectif considéré comme point lumineux à la plaque, représente la distance exprimée dans le texte des lois ci-dessus, il en résulte que l’intensité de l’image est en raison inverse du carré de la longueur focale.
La grandeur du diaphragme est très importante, car elle fait varier la grandeur et l’intensité du point lumineux ; or, c’est un cercle dans lequel la surface varie en raison directe du carré du diamètre. En diminuant le diaphragme de la moitié de son diamètre, la surface éclairante est ellemême devenue quatre fois plus petite, il faut donc pour obtenir un résultat quadrupler la pose : le temps de pose varie en raison inverse du carré du diamètre de l’ouverture.
En résumé, la pose sera d’autant plus abrégée que la distance focale sera courte et que l’ouverture des lentilles sera grande.
(j) Voir le n® ii du Photographiste.
LE PhOTOGT{APfnSTE
LA PHOTOMETRIE
Pour l’agrandissement, les mêmes principes régnent en maître.
Si le temps nécessaire pour obtenir un bon résultat est de vingt secondes, par exemple, l’écran sur lequel l’image se forme étant à un mètre, avec le même diaphragme, la pose sera plus longue, si l’on éloigne l’écran et dans le rapport du carré de la distance, la pose devient 4, 9, 16 pour un éloignement de 2, 3, 4.
Si la distance est conservée, mais le diaphragme modifié, la surface d’émission devenant comme nous l avons dit ci-dessus 4 fois plus petite, la pose doit être quadruplée.
Lorsqu’il s’agit de comparer des lumières de colorations différentes, la photométrie conduit à des résultats absolument erronés. Dans ce cas, il est préférable de faire l’analyse des radiations composantes, soit grossièrement en étudiant au photomètre la lumière-type et la lumière observée tamisées successivement à travers des verres colorés (bleus, verts, rouges, etc.), de façon à pouvoir ramener l’éclairage à égalité de teinte; si l’on désire plus d’exactitude, il est nécessaire de faire le triage des radiations à l’aide du prisme. L’appareil installé pour ce genre d’étude porte le nom de spectroscope, il y est aisé de juxtaposer les spectres d’une flamme-type avec celui de la flamme éclairante à étudier et, par un dispositif approprié, faire varier l’éclairage pour obtenir une intensité dans les spectres.
Cette étude conduit à considérer dans le spectre d’une lumière des intensités différentes pour chaque radiation. En réalité cela tient à notre façon de voir. Notre œil est un milieu absorbant. En absorbant inégalement les radiations, il resuite que les teintes nous paraissent inégales en intensité, le jaune nous semble plus intense que le rouge.
Cette acuité visuelle variable selon la longueur d’onde explique l’impossibilité de la comparaison directe des éclats colorés entre eux.
Les différents éclairages usuels soumis à ce genre d’expériences montrent des radiations en proportions variables avec chaque appareil ; les plus photogéniques sont ceux dans lesquels le violet et par suite les rayons chimiques dominent. De cette mesure on peut déduire une sorte de classement des lampes en leur attribuant un coefficient de pose : lampe à arc i , lampe à incandescence 10 bougies 5o, lampe à huile 60, bec papillon 3o, la modeste bougie 5oo contre 1,10 pour l’éclair magnésique.
MARCEL MOLINIÉ.
Plage de Pontaillac