AIR
O toi (jui réponds à leurs vœux !
Femme si chère, Tu tends aux affligés une main tutélaire ,
Tu viens pour faire des heureux.
Ah ! fuis plutôt , ange adoré ; Il y va de ta vie !
Ferme la main chérie , Car le bienfait s'oublie Pour qui rien n'est sacré.
KERNOC,
Que faire ?
YVES ( à Kernoc. ) Te taire.
CHOEUR
Nous devons bénir notre sort.
OLIVIER
Hélas ! douleur amère !
Mieux vaut cent fois la mort !
YVES
Quel doux moment !
GODEFROY
Affreux tourment ! *^
GODEFROY, YVES, KERNOC et LE CHOEUR.
Non , plus de plainte ,
Chassons , . .
„, la crainte ,
Chassez
^ j . . . nous
On daigne ici recevoir.
° vous
Oui , le naufragé renaît à l'espoir.
OLIVIER
Ange sur la terre , 0 toi qui réponds à leurs vœux !
Tu Iciids aux affligés une main tutélairc ; Tu viens pour faire des heureux.
Ah! fuis plutôt, fuis, mon ange adoré!
Il y va de ta vie !
Ferme ta main chérie.
Car le bienfait s'oublie Pour qui rien n'est sacré.
GODEFROY
Mais quel mystère ! il est désespéré,
YVES
Bon , nous restons, mon plan est assuré.
PIRATES, PÊCHEURS et PAYSANS.
,, . nous , ^ . , , ,
Vraiment pour quel sort inespéré !
'^ vous ^ *