‹ Le pirateChapitre 42 sur 59 · JEANNIC ET LES FEMMES · texte numérisé non relu

JEANNIC ET LES FEMMES

Grand Dieu ! sois nous propère.

Détourne sa colère ,

Quels transports affreux !

Jour funeste !

Tout l'atteste.

Il va périr en ces lieux!

Grand Dieu! quel mystère!

0 destin contraire !

Le ciel se rit de nos vœux.

Jour funeste !

Tout l'atteste, 11 faut périr en ces lieux ; Déjà la mort s'offre à mes yeux.

IMOGÈNE

Sa mort plane sur ces lieux !

OLIVIER

0 jour affreux !

ROLAND

Tremblez tous deux !

OLIVIER

Ah ! cruel , frémis ! — Roland , Tu veux ma mort , — je tiens ta vie ! Ma furie Te défie ; Frappe donc! — le ciel m'entend.

(^Aitx pirates.) Malheur sur toi! malheur! — Amis, mort au tyran !... A moi , vous tous ; voyez ces traits de sang. — Amis, tenez votre serment!

(11 se couvre de son voile rouge. Ses compagnons, étonnés, se pressent autour de lui ; mais ils sont bientôt désarmés et terrassés par les hummes d'armes et les chevaliers du comte.)

KNSEMDI.E.

OIJVIF-U KT KEUNOC.

.l'eu crois ma rage ,

Toiil le présage, Le ciel soulienl nos bras.

De Dieu lui-même

La voix siij)rcme A lancé l'analhème.

Vil tyran, tu mourras!

IMOGÈNE, JEANNIC et GODEFKOY.

Dieu ! quel langage !

Que nous présage

Un tel orage ?

Je tremble, hélas !

Olivier, surprise extrême !

C'est le pirate lui-même; L'enfer arme son bras.

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