JEANNIC ET LES FEMMES
Grand Dieu ! sois nous propère.
Détourne sa colère ,
Quels transports affreux !
Jour funeste !
Tout l'atteste.
Il va périr en ces lieux!
Grand Dieu! quel mystère!
0 destin contraire !
Le ciel se rit de nos vœux.
Jour funeste !
Tout l'atteste, 11 faut périr en ces lieux ; Déjà la mort s'offre à mes yeux.
IMOGÈNE
Sa mort plane sur ces lieux !
OLIVIER
0 jour affreux !
ROLAND
Tremblez tous deux !
OLIVIER
Ah ! cruel , frémis ! — Roland , Tu veux ma mort , — je tiens ta vie ! Ma furie Te défie ; Frappe donc! — le ciel m'entend.
(^Aitx pirates.) Malheur sur toi! malheur! — Amis, mort au tyran !... A moi , vous tous ; voyez ces traits de sang. — Amis, tenez votre serment!
(11 se couvre de son voile rouge. Ses compagnons, étonnés, se pressent autour de lui ; mais ils sont bientôt désarmés et terrassés par les hummes d'armes et les chevaliers du comte.)
KNSEMDI.E.
OIJVIF-U KT KEUNOC.
.l'eu crois ma rage ,
Toiil le présage, Le ciel soulienl nos bras.
De Dieu lui-même
La voix siij)rcme A lancé l'analhème.
Vil tyran, tu mourras!
IMOGÈNE, JEANNIC et GODEFKOY.
Dieu ! quel langage !
Que nous présage
Un tel orage ?
Je tremble, hélas !
Olivier, surprise extrême !
C'est le pirate lui-même; L'enfer arme son bras.