‹ Le pirateChapitre 45 sur 59 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GODEFROY, seul. (Il entre par la droite.)

RÉCIT

Onuit! tes voiles épais Vont-ils servir à protéger le crime?

Quels noirs apprêts!

Comment dérober la viclime Aux coups qui menacent ses jours?

Pauvre Olivier! mon noble maître, A ses deslins ravi peut-être.

Et sans nul espoir de secours !

Vœux inutiles; Plaintes stériles!

N'a-t-il ici Qu'un seul ami !...

CHANT

Du oifl (ille chéi'ic Oui nous cliarme et iiouh lio, Kl (U's maux île la vie Nous Ole la moitié ; Toi, (|ui seule es lidelie A lavoir qui l'appelle.

Viens seconder mou zële, Inspire-moi tendre amitié!

O Dieu ! que ta puissance Vrolége la vaillance, Fais entrer la clémence Dans le cœur du tyran.

Ou viens bénir nos armes, En ces instans d'alarmes, Et j'offre , au lieu de larmes , Le reste de mon sang !

Du ciel fille chérie , etc. , etc.

Si je pouvais le voir... tenter quelque moyen de le soustraire à la fureur de Roland... ou, s'il doit périr, lui apprendre du moins... — Ciel ! Roland ! — Evitons sa présence.

(Il sort parla gauche. )

Page 1