‹ Le pirateChapitre 58 sur 59 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

OLIVIER, IMOGÈNE, Dames, Pages, Varlets, etc.

OLIVIER

Enfer! attendre la mort comme une victime dévouée au sacrifice! Pleurer prés d'une femme , quand je devrais vaincre pour elle! Ah! ce supplice est le plus horrible de tous!...

UKCIT.

Pour loi je ne puis rien , et je vis!... ù douleur!

Le sort ici m'enchaîne.

Et tu crains pour ton fils ! et tu souffre , Imogèno!

Ah ! c'est trop pour mon cœur!

CA^(T.^n^^E.

Le destin inplacahle Me poursuit et m'accaMe.

Tmogène, ange adorable, Mon amour, c'est la mort ! — et lu m'aimaÏ!*!

Ton innlIicMir csl mon otivraj^c ; Maudis moi ! je me soumets.

Noble espoir, amour, couragi;, Do mon cœur ont fui pour jamais,

(On entend au loin le son lugubre des Irompcllcs. )

CHOEUR

Ciel, dans ces momcns d'alarmos, Pour lequel former des vœux?

Tu dois protéger les armes Du courage malheureux.

OLIVIER

Sois sans crainte, ô tendre mère !

Le ciel à ta prière Doit sauver ton enfant.

CHOEUR

0 jour fatal ! ô jour de sang !

Que faut-il redouter en cet affreux momcnl ?

OLIVIER

CAVATINli.

Vccorde à ma misère Une larme, une prière.

Exilé sur la terre, .l'ai vu les chagrins m'entourer.

Mon amour, je l'expie ; Quand le ciel me délie Des chaînes de la vie ; Nul sur moi ne viendra pleurer.

Hélas ! je meurs ! sur moi nul ne viendra pleurer ! CHOEUR.

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