CONTAGION
Plusieurs auteurs rapportent des cas de contagion. HoRax» signale deux frères atteints de la même affection. Perces a remarqué deux épidémies en juin 1917 sur le front, dans une ambulance non spécialisée (en 15 jours une vingtaine de cas), en avril, mai 1918, dans un centre de dermato-vénéréologique, 30 malades atteints de la même affection. C. Simox a observé, au cours du printemps 1919, une dizaine de cas venant d'une banlieue parisienne. BRrocQ rapporte en 1927 une épidémie entre étudiants. CHEVALIER (72) en signale une autre. Bory signale son propre cas à la suite d’examens de malades atteints de cette affection. Paorixos (268) croit aussi à la contagion. Nous n'avons pas rencontré de cas de contagion.
Comment se propage la maladie? Les hypothèses les plus variées se sont heurtées.
Hissarp signale en 1927 (155) un Pityriasis qui aurait débuté par trois plaques situées à la joue, consécutives à une piqûre de guêpe. BrocQ signale des cas où l'hôte vecteur incriminé serait la puce.
MM. Gouceror et Ficion (132) ont signalé en 1926, un Pityriasis chez une femme de 39 ans, survenant 15 jours après la vaccination anti-variolique et débutant autour des pustules.
C’est dans cet ordre d'idées qu’il y a lieu de mentionner l'hypotèse de Lassar (194) lequel à admis que l’agent causa! du Pityriasis serait amené dans la peau par la lingerie de tricot ou des étoffes de laine et en particulier lorsque ce linge
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est neuf ou lorsqu'après un long usage il est utilisé sans avoir été lavé auparavant.
Japassonn (167) attribue également une grande importance aux sous-vêtements neufs ou portés trop longtemps, il en a trouvé l'explication dans l’apparition du Pityriasis au printemps et à l’automne, c’est-à-dire à des époques où les sous-vêtements sont partés à l’état neuf ou après un long usage.
SAALFELD (286) par contre, cite le cas d’un individu manipulant de la toile, qui fut atteint de cette affection.
Nous n’avons rien constaté d’analogue chez nos malades.
ETIOLOGIES DIVERSES
Pour se rendre compte de la diversilé des opinions et des théories, 11 suttit de rappeler la délinition de BrocQ (b2) dans iaquelle 1l résume par une énuméralion de synonymes, loulte 1 uistoire pathogénique de l'affection :
Pilyriasis maculata et circinata de Dunrixe,
Pilyriasis rubra aigu disséminé,
Arthrilide pseudo-exanthémalique de Bazin,
Erythème papuleux desquamatif de Viar,
Pseudo-exanthème érylhémato-desquamalif de Besier,
Roséole squameuse de FOURNIER,
Pilyriasis disséminé de Harpy,
Herpès tonsurans maculeux et squameux,
Trichophytie généralisée de l’École de Vienne, etc... est une affection à physionomie générale de pseudo-exenthème qui semble devenir de plus en plus fréquente. »
D'autre part nous avons déjà vu en parcourant lhistorique chronologique de l'affection qui nous occupe, le nombre et la variété des hypothèses étiologiques. Pour donner plus de clarté à notre exposé, nous classerons les diverses théories en présence en trois grands groupes, suivant loriovine mise en cause.