‹ Le Pityriasis Rosé de GibertChapitre 31 sur 69 · CULTURE · texte numérisé non relu

CULTURE

Tous les essais de culture ont été jusqu'ici infructueux. Du Bois n'a jamais réussi. MM. Joyeux, Ducaf et BURNIER, qui ont travaillé sur un plus grand nombre de cas, n’ont pas été plus heureux.

Nous-même n'avons pas élé plus favorisés. Et ceci quels que soient les milieux employés.

Milieu de SapourauD : glycose additionné de sérum humain, d’hémostyl, de glycérine et de jaune d’æuf, de graisse de porc.

Milieu de RAULIX : neutre et acide.

Milieu de CzaPprk : glvcosé et mannité.

Aucune culture n'a été obtenue, sauf quelques moisissures banales. Nous pensons, avec M. Ducné, que seul un milieu glycogénique synthétique et bien dosé, pourrait donner des résultats? Maïs il faut tenter successivement un nombre incalculable de milieux progressivement dosés, travail énorme demandant de longs mois d’études, sortant du cadre de cette

Che

élude, qu'il ne nous à pas été permis d'entreprendre,

TECANIQUE DE COLORATION

Nous ävons voulu tenter d'étudier, après bien des auteurs, L coloration de la levure.

JacQuET, en 1889, avait dépà tenté la coloration des squaes, après les avoir dissociées dans la potasse à 40 % filtrées, Louillies et colorées à l’éosine, les cellules cornées apparaissent isolées et transparentes.

La coloration au picrocarmin lui a permis de mettre en évidence la présence d’un novau dans les cellules appartenant ou Corps muqueux de Malpighi. Mais pas trace de microorganisme.

En effet, comme dans les préparations nous n’obtenions que quelques levures et que d’autre part la culture ne pouvait pas nous donner d'éléments capables d’être colorés, nous nous sommes adressés à des levures similaires (Monilia) et nous nous sommes mis dans les conditions mêmes de l’exainen des squames de Pityriasis.

I nous fallait un colorant capable de résister à l’action de la potasse nécessaire pour éclaircir la préparation et pour rester dans les conditions d’examen habituel.

Malheureusement, après l’action de la potasse, aucune coloration n'est possible, la potasse mordance en effet les squames et les colorants même les plus doux, imprègnent la masse entière de la préparation. Il fallait donc tourner la difficulté, se débarrasser de la potasse avant de colorer. Nous avons lavé à plusieurs reprises la préparation à l’eau distillée, entre lame et lamelle, après avoir altendu laction de la

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potasse, puis aspiré à l’aide de tubes capillaires. Enfin, en traitant pendant une minute environ au bleu boralé de Sanri un peu modifié (en diminuant la quantité de bleu de méthylène), la levure apparaît nettement en bleu pâle avec le double contour de sa paroi sur un fond à peu près incolore. Malheureusement, ces colorations ne sont pas démonstralives, car elles ne sont pas spécifiques vis-à-vis d’une levure. Et ce qui réussissait pour Monilia, peut très bien échouer vis-à-vis du champignon qui nous occupe. La matière et le temps nous ont manqué pour poursuivre celte étude.

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