DIFFICULTÉ DE LA CULTURE
Cette difficulté serait plutôt un argument en faveur de la théorie mycosique. En effet, plus les champignons sont
Cie
adaptés à la vie parasitaire, plus ils sont difficiles à cultiver sur milieu artificiel. C’est un fait bien connu des mycologues que les premières cultures sont toujours plus difficiles que les repiquages. D'ailleurs d’autres champignons tels que le Malassezia furfur (RoBin) est très difficite à cultiver ou parfois impossible et pourtant personne ne songe à nier son rôle dans le Pityriasis versicolor.
Il est certain que la culture est indispensable pour l'étude de l'affection. L'échec de l’inoculation prouve que les squames inoculées peuvent ne pas contenir de micro-organisme, dont on connaît la rareté.
LES MICROORGANISMES SONT DES SAPROPHYTE BANAUXS
Cette objection est de beaucoup la plus grave et il est impossible d’y répondre directement tant qu'on n'aura pas put reproduire la lésion expérimentale en parlant des cultures pures.
Nous inspirant de la technique de MM. Joyeux, BURNIER et Ducné, nous avons pratiqué des recherches dans les squames des malades présentant des affections similaires au Pitvriasis rosé. L'examen des squames de ces malades n’a pas révélé la
présence de levures; nous n'en avons du reste observé que
cinq Cas.
MM. Joxeus et BüunNiErR signalent le très grand nombre de blastosporés décrits comme agents de toutes sortes d’affeclions cutanées, trop souvent sans preuves suffisantes. Il faut se reporter aux rapports et aux revues de Prrcrs, 1922, de TOURAINE-DEsvaux, 1923, de LANGERON qui estiment qu'il convient d’être très circonspect avant d'affirmer la pathogène d’un blastosporé.
nature
pt —
MM. Joyeux et Ducné pensent qu’il faudrait faire une étude de la flore-mycologique cutanée d’un grand nombre d'individus normaux. Peut-être arriverait-on à établir la prédominance de telles ou telles espèces suivant la composition physico-chimique de la peau, comme pour les plantes supérieures la flore varie suivant la nature des terrains considérés.
Ce travail préliminaire semble indispensable pour arriver à déterminer d’une façon certaine les espèces saprophytes et celles qui sont pathogènes, ou dans quelles circonstances physico-chimiaues, une espèce saprophvyte non pathogène peut devenir pathogène. Travail de longue haleine, ne pouvant être mené à bien que par des spécialistes très au courant des questions de mycologie.
, : SR Fe
Dans les cas tvpiques de Pityriasis rosé de GIBERT nous
avons pu retrouver 57 fois sur 27 le champignon déjà vu par Du Bois, puis par MM. Joyeux, Burnier et Ducné.
Ce champignon se trouve dans les squames jeunes, nolamment dans les follicules pileux. Il appartient au groupe des blaslosporés, d’après son aspect dans les lésions.
Sans vouloir méconnaître la sincérité des diverses théories que nous avons signalées, et nous arrêter à la valeur de divers arguments, nous admettons pourtant que la vérité peut être dans un juste milieu. Si le Pityriaris rosé de GIBERT peut coexister avec la tuberculose, la syphilis, ou bien une intoxication quelconque, il est pourtant des cas manifestes où cette affection apparaît chez des sujets absolument sains à l'examen et possédant un bon éiat général. Mais nous pouvons admettre que ces diverses affections agissent en diminuant la résislance de l'organisme et préparent le terrain convenable au développement de l'agent pathogène.
CG
Les 57 cas examinés ne permettent pas de conclure d’une flacon ferme, que la levure trouvée dans les squames est cerlainement l’agent causal du Pityriasis rosé, mais sa présence quasi constante dans cette affection est en faveur d’une corrélation de cause à effet pour le moins troublante.
Il est certain, et c'est un des points sur lequel nous tenons à insister, c'est que la levure comme nous l'avons déjà signalé, a demandé plusieurs heures de recherches pour certains malades, MM. Joyeux et Ducné ont passé une matinée dans leurs investigations chez un même malade. Qu'on se représente le travail que constitue un tel examen, C’est pourquoi nous pensons que les auteurs (126 bis), qui de bonne loi nient l'existence de la ievure, n’ont peut-être pas suffisamment insisté ni persévéré.
En résumé on peut affirmer que dans les squames de Piltyriasis rosé de GIBERT on trouve une levure présentant certains caractères bien définis, mais qu'il est encore difficile à l’heure actuelle d'identifier d’une façon certaine; pour êlre complet, et là tous les efforts antérieurs ont échoué, il laudrait arriver à cultiver cette levure, opération bien délicate iorsqu'on travaille sur de tels organismes. De plus, le jour où l’on pourra colorer la membrane de ces cryptogames d’une façon élective, un grand pas sera fait dans la voie des recherches des dermato-mycoses.
M. Br. René, 24 ans (fiche n° 104.062), représentant, habilant à Paris, se présente à la consultation le # août 1930, pour des plaques rouges et squameuses sur le corps depuis 8 jours. Le début remonte à 15 jours. Au niveau de la poitrine on constate effective.
‘ment une plaque érythémato-squameuse située sous le mamelon droit, ayant précédé de 8 jours l’éruption généralisée du tronc. Pas d’antécédents, Présence de levures à l’examen mycologique.
M. Vic... François, 34 ans (N° 104.916), peintre, italien résidant depuis 10 ans en France, vient consulter, le 7 octobre 1930. L'éruption qu'il présente est généralisée au thorax, à l'abdomen et aux membres inférieurs. Constituée d'éléments divers lenticulaires et médaillons typiques : la plaque initiale située au flanc gauche est apparue il y à 15 jours, puis au bout de 12 jours l'éruplion à gagné successivement le dos, les flancs, la poitrine, le cou et les membres inférieurs. Prurit nocturne accentué.
À noter que sa femme aurait eu, dit-il, il v à 4 mois, un début de Pityriasis rosé. On aurait pensé à un début de rostole, car 2 injections de Bi seulement ont été pratiquées parce que BW, a été négatif.
Examen mycologique : présence de levures,
ire
M. Fer... Jean, 20 ans (N° 104.903), cordonnier, célibataire tchéco-slovaque, depuis 2 ans en France. Consulte le 10 octobre 1930, parce qu'il a des plaques sur le corps depuis 5 jours. Il présente une éruption de Pitvriasis typique, des éléments lenticulaires et des médaillons recouvrent le thorax et l’abdomen. On note une plaque initiale de la dimension de 2 % 5 de diamètre située sur la cuisse gauche, apparue il Y a quinze jours environ.
Examen : présence de champignons.
M. Dem... Jules, 32 ans (N° 104.929), représentant, marié, vient à la consultation le 18 octobre 1930. IT présente une éruption érythémato-squameuse pityriasiforme typique, constituée de médaillons et d'éléments plus petits lenticulaires. Le début remonte à 21 jours environ. À cette époque, une plaque offrant actuellement 2 % d environ de dimension, est apparue à la cuisse gauche et à persisté solitaire pendant une vingtaine de jours. Depuis deux jours l’éruption se généralise à l’abdomen, à la poitrine et au dos.
Pas de prurit : traitement pâte à l’eau.
Examen des squames : présence de champignons.
Mile God... Louise, 18 ans (N° 106.553), cartonnière, présente à sa visite au Dispensaire, le 8 décembre 1930, une éruption discrète apparue depuis 3 jours, couvrant le tronc, constituée par des éléments érythémato-squameux mais pas de médaillons typiques. Toutefois, on constate un élément plus grand que les autres dans la région ombilicale de 1 %, 5 de diamètre.
Pas de prurit net.
Recherche mycologique : levures.
Mme Gau..…. Louise, 34 ans, (N° 108.307), ménagère, mariée, consulte le 10 mars 1931, pour une éruption ayant débuté il y a trois semaines par une plaque rouge et squameuse située au creux
poplité droit. Elle est restée solitaire pendant 6 jours, puis apparition brusque d’une éruption constituée d'éléments érythématosquameux au thorax, à l’abdomen; des éléments également au cou et aux membres supérieurs ainsi qu'aux cuisses.
Pas de prurit, sueurs abondantes.
L'examen mycologique à révélé la présence de levures.
Mile Bet... Louise, 27 ans( N° 108.389), employée de bureau, célibataire, se présente à la consultation le 17 mars 1931, pour une éruption à type de Pityriasis rosé dont le début remonte à 5 semaines environ, par une plaque initiale localisée à la partie supérieure de la cuisse gauche. Celle-ci actuellement grande de 2 est restée isolée pendant une huitaine de jours. Puis l’apparition brusque d'éléments divers : médaillons et d’autres plus petits lenticulaires disséminés sur le thorax et l’abdomen. Au niveau de l’abdomen on note des éléments eczématisés, la malade ayant irrité son éruption par l'application d’alcool iodé.
L’éruption est prurigineuse.
Recherche mycolosique (4 examens), quelques levures.
M. Zan... Nicolas, 32 ans (N° 108.790), chauffeur (célibataire) russe depuis 10 ans en France, vient à la consultation pour une éruption apparue il y a 10 jours, par une plaque ovalaire de 1 %, 5 sur 2 %, située sous la clavicule, Au bout de quelques jours, éruption de plaques multiples ovalaires et lenticulaires érythématosquaimeuses disséminées sour le thorax et l’abdomen.
Pas de prurit.
Examen des squames : présence de levures.
M. Jos... Lucien, 25 ans (N° 108.920), commerçant (roumain) depuis 1 an en France, célibataire, se présente le 16 juin 1931. pour des plaques érythémato-squameuses disséminées sur la poitrine et dans le dos. Le début remonte à 10 jours environ. Sur la
ie
ligne axillaire gauche on note un élément plus grand de 2 %= 5 de diamètre. Le malade ne peut préciser si c’est l'élément inital. Pas de prurit.
Examen mycologique : présence de levures.
Mme Pon... Théodora, 49 ans (N° 109.306) sans profession, mariée, habitant à Courbevoie, consulte le 23 juin 1931. L'éruption généralisée érythémato-squameuse que l’on remarque actuellement est apparue il y à une quinzaine de jours, par une plaque unique au niveau de la clavicule droite. 8 jours après, l’éruption se généralise au thorax et à l’abdomen. On note des médaillons typiques et d'autres éléments plus petits.
Examen mycologique : présence de levures.
Mile Le... Fernande, 15 ans (N° 110.421), fourreuse, à Paris, se présente le 10 novembre 1931, avec une éruption érythématosquameuse du tronc et de la racine des membres, apparue depuis 10 jours. On constate sous l’aisselle droite la plaque initiale de D JE D eur À 7
Prurit intende, surtout nocturne.
Au cours de l’examen la malade a présenté des sueurs assez abondantes.
Examen des squames : présence de levures.
M. Le... Léon, 29 ans (N° 110.742), maroquinier, marié, polouais depuis 8 ans en France, vient consulter ie 24 novembre 1931, pour une éruption dont le début remonte à 3 semaines. À l'examen en remarque des éléments érvthémato-squameux du type Pityriasis rosé. Au flanc gauche présence d’un élément plus grand, 2 %, sur 3 Mn (plaque initiale probable). Le malade ne s’est pas aperçu du début de l’éruption. Il se plaint de sueurs abondantes.
Examen des squames : présence de levures.
M. Sp... Julien, 10 ans (N° 111.140), bijoutier, à Paris, consulte le 6 février 1932, pour une éruption prurigineuse. On constate divers éléments érythémato-squameux. L'élément initial ayant l'aspect d'un médaillon ovalaire d’une grandeur de 2 %, sur 3 % 1/2, est situé dans la région latéro-dorsale droite. Cette plaque est apparue il y à 15 jours environ, précédant de 2 ou 3 jours l’éruption généralisée qui recouvre actuellement le thorax et l'abdomen.
Prurit nocturne. Pas d’antécédents particuliers.
Examen des squames : présence de levures.
Mile W... Jacqueline, 17 ans (N° 111.204), modiste, consulte le 27 février 1932, pour une éruption constituée par des plaques légèrement squameuses durant depuis 3 semaines. L’éruption actuellement en voie de disparition est eczématisée par place, vraisemblablement causée par l'application d’une pommade soufrée, thérapeutique due à un faux diagnostic de gale. L'examen ni l’anamnèse de la malade ne peuvent nous faire découvrir l'élément initial. L'examen des squames (rendu difficile) a pourtant permis de trouver des levures.
M. Ra... François, 26 ans (N° 111.461), porteur de farine, consulte le 5 mars 1932, pour une éruption généralisée sur le thorax el l'abdomen, constituée par des éléments érythémato-squaneux (médaillons) et des éléments plus petits lenticulaires. Apparue il y a quinze jours par un élément arrondi au flanc gauche, 3 7%, sur 2 a, bordé d’une collerette squameuse.
Prurit nocturne assez marqué. Pas d’antécédents.
Examen des squames : présence de spores.
M. Dan... Charles, 46 ans (N° 114.215), exerçant le métier de piqueur de tiges, marié, consulte le 15 avril 1933, pour une éruption à type de Pityriasis rosé étendue sur le thorax, l'abdomen, le haut
eos
des cuisses. Le début remonte, au dire du malade, à 2 jours. On note des éléments érythémato-squameux de différentes dimensions. Peut-être un élément sensiblement plus grand à l’épaule droite, mais le malade ne peut préciser si c’est là le début de l'affection. Prurit assez marqué.
Examen des squames : présence de levures.
OBSERVATIONAE
Le jeune Léo... André, 13 ans( N° 114.251), écolier, consulte le 28 avril 1933, parce qu'il a des plaques rouges sur le corps. C'est une éruption érythémato-squameuse de Pityriasis rosé typique. Une plaque pectorale droite {initiale) d’une dimension de 3 % est apparue il v a 15 jours environ. L’éruption secondaire constituée de différents éléments ne date que de deux jours seulement, elle couvre tout le tronc.
Pas d’antécédents.
Examen des squames : présence de levures.
M. Ma. René, 27 ans (N° 114.252), garçon de café, vient consulter le 1% mai 1933, pour un placard ovalaire de 2 de long sur 1 %, de haut, situé à 4 travers de doigts à gauche de l’ombilic, de coloration rouge chamois, dont le pourtour est entouré d’une collerette squameuse et légèrement infiltrée. Apparu depuis 2 mois
Non prurigineux.
Un ensemencement n’a rien donné.
22 mai 1933, même état.
Nitrate d'argent, Pâte Ichthyolée.
Examen mycologique : pas de mycélium, quelques levures.
M. Le... Léon, 26 ans (N° 114.351), gérant de restauront, célibataire, consulte le 6 mai 1933, pour une éruption érythémato-squameuse durant depuis trois semaines. Celle-ci a débuté par une plaque ovalaire axillaire droite, d’une grandeur de 25 ”, sur 30. Elle
est restée solitaire trois jours puis l’éruption s’est généralisée au
tronc et aux membres supérieurs. Actuellement on constate des médaillons typiques, d’autres éléments lenticulaires. Le malade n'accuse pas de prurit.
Examen mycologique : présence de levures.
Mme Kr... Marguerite, 38 ans( N° 114.465), fourreuse, vient consulter le 27 mai 1933, pour un placard ovalaire érythématosquameux de 2 sur 1 n, situé à la face externe de l'épaule droite depuis 15 jours environ. Lésion unique. IH ÿŸ à & mois la malade aurait eu, d’après elle, une éruption dont le diagnostic porté aurait été Pityriasis rosé.
Prurit modéré le soir.
Pas de trychophyton, ensemencement négatif.
La malade est traitée à l'alcool iodé sans résultat net.
Examen des squames : Levures bondantes en amas par places (identiques à celles rencontrées dans le Pityriasis rosé typique).
Elle revient le 27 juin 1933, elle est traitée alors à la Pâte chrysophanique à 1 %, qui donne un léger érythème. Deux jours après de nouvelles plaques sont apparues, une douzaine sur le corps, une douzaine sur chaque bras. Prurit trèe accentué.
Mme Van... Madeleine, 26 ans (N° 115.198), sa mariée. S’est présentée à la consultation le 4 août 1933.
Depuis un mois, apparition d’une éruption généralisée au thorax et à l’abdomen, caractérisée par de petites taches rouges et squameuses assez prurigineuses. Le début s’est manifesté par une petite tache au niveau du sein gauche et les autres plaques sont apparues quinze jours plus tard. Quelques taches ont l'aspect de médaillons arrondis, mais la plupart sont petites sans caractères nets. La coloration est plus foncée, plus rouge, plus vineuse que dans le Pityriasis rosé habituel.
Les squames ne sont pas adhérentes.
Recherche mycologique : Levures rares.
19 septembre 1933. Depuis juillet, présente sur le corps une
éruption à type séborrhéique caractérisée par des placards à bords
ins profession,
nn —
irréguliers, géographiques, légèrement saillants à fonds rougeâtre légèrement squameux. Ces lésions tendent à se développer malgré les diverses pommade. (Pâte à l’eau, pommade soufrée). Prurit intense.
Examen des squames : levures.
Antohémothérapie : 10 de 10 cc.; 30 piqûres d’extraite de rate. Guérie : 10 mars 1934.
M. Sp... Simon, 36 ans (N° 115.400), représentant, consulte le 7 octobre 1933. Début, il v a 6 semaines, par une plaque unique située à la racine de la cuisse gauche : restée unique pendant 8 jours, puis des éléments érythémato-squameux apparaissent sur le reste du corps, thorax, abdomen.
Le malade accuse un prurit léger.
Examen des squames : levures rares.
M. Van... Marcel, 25 ans (N° 115.538), livreur, consulte le 28 octobre 1933, parce qu'il présente une éruption. Celle-ci, formée d'éléments multiples, les uns lenticulaires, les autres plus grands atteignant la dimension de 25 ”, environ, de coloration rose pâle, légèrement squameux et disséminés sur le thorax et l’abdoment. Apparus il y a 15 jours environ. Le malade ne peut préciser quel est l'élément le premier en date et l'examen ne décèle pas de plaque sensiblement plus grandes que les autres.
Prurit très modéré.
Recherche mycologique : présence de levures.
M. No... Henri, 38 ans (N° 115.935), tourneur, consulte le 23 décembre 1933, pour une éruption du type Pityriasis rosé, apparue il y a un mois environ, par une plaque à la face antérieure de la cuisse droite. Quelques jours après, des plaques sont survenues autour de la première, puis l’éruption a ensuite gagné l'abdomen, le dos, la poitrine et le cou.
TEE
Prurit modéré. Pas d’antécédants particuliers Examen mycologique : levures.
Mile Bau.... Gilberte, 6 ans 1/2 (N° 116.020 bis), consulte le 6 janvier 1934, pour des plaques. Le début de l’affection remonte au 28 décembre 1933, par un placard ovalaire de la région inguinale gauche, d’une dimension de 2 , environ. Deux jours après, l’éruption gagne le thorax, l’abdomen, le dos est respecté. Caractérisée par des éléments érythémato-squameux de grandeur variable, du type Pityriasis rosé de Giserr. L'affection est peu prurigineuse.
L'examen des squames a révélé la présence de levures.
M. Lai... Anatole, 47 ans (N° 116.214), peintre en bâtiment, consulte le 10 février. Début il y a 8 jours par une plaque de 20 % sur 15, apparue à la face interne du coude droit. Elle est restée solitaire pendant trois jours, puis l’éruption s’est généralisée; elle est constituée de petites plaques d’un rouge assez vif, très confluentes situées sur le thorax, l’abdomen et les bras. Rien au visage. Les éléments, de dimension variable de 10 à 15 %, sont squameux, certains sont légèrement surélevés.
Prurit léger.
Traité par : Pâte mentholée, talc.
Examen des squames : levures.
ORSERVATION 27
An.. Aimée, 11 ans (N° 116.250), écolière,, est amenée à la consultation le 14 février 1934, pour une éruption ayant débuté par un placard érythémato-squameux d’une dimension de 3 ‘nm sur 2 %n D, apparu sur le flanc droit il y a environ 8 jours. Deux jours après, éclosion d'une éruption généralisée constituée de petits éléments sensiblement égaux, d'une dimension de 1 %, 5, de coloration rouge pâle et légèrement squameux disséminés sur le thorax et l'abdomen.
L'éruption n’est pas prurigineuse.
Examen : présence de champignons.
DA Gt
M. Br... Henri, 36 ans (N° 116.665), gardien de la paix, vient consulter le 9 mars 1934, pour une éruption caractéristique. Cette éruption est aparue il y à 8 jours environ, par une démangeaison. Le malade s’est aperçu qu'il avait une plaque au niveau du flanc droit, puis des plaques sont apparues, disséminées sur le tronc.
Actuellement : éruption généralisée sur tout le tronc, constituée par des éléments ovalaires et arrondis de couleur rose chamois, dont certaines présentent au centre un plissement squameux. [La dimension de ces éléments varie de 1 %, 5 de diamètre à 2 %. Sur le flanc droit, un élément plus grand que les autres 3 % SUTÉ Ar
Sette éruption est prurigineuse, surtout le soir.
L'examen mycologique est positif.
M. Des.., âgé de 49 ans (N° 116.725), préparateur en pharmacie, marié, vient consulter le 16 mars 1934, pour une éruption érythémato-squameuse caractérisée par des placards rouges arrondis ou ovalaires.
Le début remonte à 8 jours environ. A cette date, le malade s'est aperçu qu'il avait des plaques rouges dans ie dos. L'éruption peu prurigineuse au début, était localisée dans le dos, puis elle a gagné le thorax, l’abdomenr et les bras.
Caractérisée actuellement par des placards rouges vifs érvthémato-squameux arrondis où ovalaires variant de 1 %,5 à 2 % de diarnètre.
Un élément de 20 ””, sur 25 sous l’omoplate gauche.
L'éruption est actellement prurigineuse le soir.
Examen des squames: présence de levures.
M. Gau... Roger, 27 ans (N° 117.216), fonctionnaire, vient consulter le 27 avril 1934 pour une éruption généralisée datant de 8 Jours.
L'élément primitif est apparu sur la poitrine il v a 10 jours
environ. Actuellement, l’éruption est constituée par des placards érythémato-squameux sur la poitrine, le haut des épaules, les bras, avant-bras, le tronc et les cuisses. Sur la poitrine on remarque la plaque primitive située au niveau du mamelon droit. Caractérisée par des éléments érythémato-squameux arrondis ou ovalaires d’une dimension de 15 à 20 “à, l’éruption comprend des éléments rouges vifs, d’autres plus pâles dont le centre plissé est légèrement squameux.
L'éruption a commencé sur le haut de la poitrine, autour de l'élément inital, puis a gagné en descendant.
Le malade n’accuse pas de prurit,
Dans ses antécédents on note quelques crises d’épilepsie.
La recherche des champignons a montré quelques levures.
M. Su... Paul, 38 ans (N° 114.171), brigadier aux gardiens de la paix, marié, est un ancien malade du service, il était en effet venu consulter le 25 avril 1933, car il présentait alors sur les deux joues, le nez, les oreilles et le cou, des lésions papulo-squameuses Pour ce lupus érythémateux, i! avoit reçu une série de 1 gr. 50 de crisalbine, qui avait amélioré son état.
Il revient le 8 mai 1934, pour une petite récidive dans l’angle externe de l'œil, il avait déjà reçu 50 centigrammes de crisalbine lorsqu’apparaît une plaque sous le mamelon droit contre la ligne axillaire.
L'élément très prurigineux est resté solitaire pendant 8 jours.
Actuellement (22 mai 1934), l'élément initial est ovalaire, allongé horizontalement 2 %, 1/2 sur 2 4.
Sur le thorax éruption constituée par une quarantaine d'éléments plus petits érythémato-squameux, très prurigineux.
Le prurit est intense, surtout la nuit.
Examen des squames, 23 mai 1934 : présence de levures.
M. Du... Maurice, 42 ans (N° 117.334), employé à la Compagnie de l'Est, consulte le 19 mai 1934, pour une éruption dont le
yo es
début remonte à une dizaine de jours, date à laquelle sont apparus quelques éléments isolés sur le thorax. Au bout de deux jours, éruption très confluente et généralisée, surtout marquée à la partie antérieure du thorax et de l’abdomen. Quelques éléments d’une grandeur de 1 % à 1 nn © et de nombreux éléments lenticulaires serrés les uns contre les autres. La coloration de cette éruption est d’un rouge foncé.
Pas d’antécédents particuliers. Prurit peu marqué. Examen des squames : levures.
Mme De... Louise, 47 ans (N° 117.451), sans profession, consulte le 26 mai 1934.
Éruption de Pityriasis rosé étendu à toute la région abdominale, aux flancs, aux aines, descendant sur les cuisses. Seuls sont respectés la ligne blanche où se trouve une cicatrice de ,laparotomie médiane sous-ombilicale et la reprise médiane sus-ombilicale.
Grands éléments typiques en médaillon alternant avec des éléments moindres, presque folliculaires, dont certains sont impétiginisés Le prurit est intense.
Début il y a un mois sur le flanc droit, actuellement la plaque initiale est grande de 3 %, de diamètre. Depuis 8 jours, des éléments axillaires sont apparus.
On note, par ailleurs, de l’acné de la face existant depuis l’enfance, des éléments du menton sont impétignisés.
Examen mycologique : quelques rares levures.
M: Cou... René, 28 ans (N° 117331) "employé des PE consulte le 2 juin 1934, parce qu'il présente une éruption d'aspect érythémato-squameux, apparue il y a un mois, ayant débuté à la partie inférieure de l’abdomen et généralisée en 10 jours.
Ces lésions sont constituées tantôt par des macules rouges, plus souvent par des papules infiltrées légèrement (tête d’épingle, lenticulaires). Les plus grandes atteignent 20 7%.
En grattant ces lésions, elles deviennent plus saillantes et offent un aspect urticarien. Pas squameuse en général, l’éruption
ro
en certaines parties présente des squames. Pas de médaillons typiques, il n’a pas été possible de trouver une plaque initiale. Le malade présente du dermographisme.
Pas d’antécédents.
Examen des squames : quelques levures.
M. Lav... Gabriel, 27 ans (N° 117.560), garçon de café, consulte le 13 juin 1934.
Malade depuis le 4 août 1934 avec B.W. positif, a reçu 3 séries de bismuth et d’arsenic qui ont rendu le B.W. négatif. Actuellement en cours de traitement mixte, pentarsyl et soilmuth.)
Il y a une dizaine de jours, apparition sur le sternum de trois éléments érythémato-squameux présentant l'aspect de médaillons de 15 *%, environ. Trois ou quatre jours après, l’éruption se généralise au thorax, à l’abdomen, constituée d'éléments rouges squameux de dimensions variables (lenticulaire à 1 % 5).
Eruption non prurigineuse.
Examen des squames : levures
Mme Sin... 35 ans (N° 118.263), sans profession, mariée, vient consulter le 21 septembre 1934, pour une affection érythémato-squameuse à type de Pityriasis rosé.
L'éruption a débuté à la face postérieure de la cuisse gauche, il y a environ 5 semaines, puis quelques jours après, des éléments sont apparus sur le tronc, les cuisses.
Actuellement on constate la généralisation de l’éruption au tronc, aux bras et aux cuisses, constituée par différents éléments érythémato-squameux de la grosseur d’une lentille à 2 % 5 de diamètre pour les plus grands éléments. À la cuisse gauche, un élément plus grand, de 5 %, de diamètre, probablement la plaque initiale.
La malade ne peut préciser si c’est là le premier élément en date.
La malade accuse un prurit, surtout le soir.
Recherche mycologique : présence de levures.
Mme Tom... Emilie. 22 ans (N° 118.930), fourreuse, mariée, (tchécoslovaque), vient consulter le 10 octobre 1934, à la consultation du soir à l'Hôpital Saint-Louis, pour une éruption datant de 15 jours environ.
A l'examen, elle présente une éruption généralisée occupant le tronc, le haut des cuisses et les bras. On distingue :
a) Des éléments érythémato-squameux arrondis ou ovalaires de 1 %, 5 et 2 %,, au milieu de la poitrine un élément plus grand, le premier en date.
b) De petits éléments lenticulaires disséminés.
La malade ne se plaint pas de prurit; elle présente des sueurs abondantes.
La tentative de coloration au bleu coton a été négative.
Examen des squasmes à duré plus d’une heure et demie:
rares levures.
Mme Cha... Draga, 22 ans (N° 118.593), mariée, polonaise naluralisée, consulte le 19 octobre 1934.
Eruption ayant débuté il y a une quinzaine de jours par une plaque au flanc gauche. Quelques jours après, des éléments apparaissent sur le tronc.
Actuellement, éruption généralisée au tronc, sur les flancs, quelques éléments au niveau des cuisses.
La plaque initiale se remarque au flanc gauche. Les éléments érythémato-squameux de couleur rouge vif sont de dimensions différentes (lenticulaires à 2 , de diamètre).
Recherche mycologique : levures.
Mile Vin... Gilberte, 27 ans (N° 118.929), vendeuse, vient consulter le 27 novembre 1934, pour une éruption dont le début remonte à une huitaine de jours environ.
À cette date, la malade s’est aperçue qu'elle avait une plaque rouge à l’épaule droite. 5 à 6 jours après, quelques éléments rouges apparaissent sur la poitrine et le dos.
Se
\ctuellement on remarque sur le tronc une éruption érythémalo-squameuse, constituée par des éléments lenticulaires et d’autres plus grands (1 % 5).
L'éruption est peu accentuée : une quinzaine d'éléments dans le dos, une vingtaine sur la poitrine.
On remarque un élément plus grand de 2 %; de diamètre situé sous la clavicule droite.
La recherche mycelogique à révélé la présence de quelques levures.
Mile Br... Ryvka. 31 ans (N° 118.900), marchande (polonaise), vient consulter le 30 novembre 1934, pour une éruption ayant débuté par une plaque à la face interne de la cuisse droite. Six jours après l’éruption se généralise sur tout le corps.
Actuellement, éruption typique de Pityriasis rosé constituée par des éléments arrondis ou ovalaires variant de la grandeur d’une lentille à une plaque de 2 ,. Les éléments sont très squameux, la malade les avant irrités par des frictions vinaigrées et des bains sulfureux.
On reconnaît la plaque primitive à la face interne de la cuisse droite, celle-ci atteint 2 %, 5 de dimension.
La malade se plaint de prurit très accentué, surtout le soir.
Examen des squasmes : présence de levures.
Antohémothérapie: 4 injections de 5 à 10 cc. furent suffisantes.
M. Pol.. Simon, 24 ans (N° 119.660), électricien, vient consuller le 26 février 1935, pour une éruption érythémato-squameuse. Le début remonte à 8 à 10 jours environ, au dire du malade, par 2 ou 3 éléments au niveau du biceps gauche et du thorax, puis peu à peu de nouvelles plaques seraient apparues sur tout le tronc.
A l'examen, on est en présence d’une éruption typique de Pityriasis rosé. Des éléments lenticulaires, des médaillons sont disséminés sur le thorax et les bras. Un élément plus gros que les autres à 5 travers de doigts sous la pointe de l’omoplate droite.