SCENE XIII
Les Précédens , DIDŒR.
DIDIER
Me voilà , me voilà.
VERT-BOIS
Eh bien! jeune homme...
DIDIER
Bonne nouvelle !.. rassurez-vous , j'ai vu mon oncle ; il m'a dit que votre ami n'avait rien à craindre ; il ne sera pas inquiété , pourvu qu'il rapporte, sur-le-champ, le plan de campagne dans les bureaux.
VERT-BOIS ; trouble.
Qu'il rapporte... le plan !
(M) DIDIER
ûh ! sur-le-champ; mon oncle m5a dit que son sort en dépendait.
VERT-BOIS
Ah ! mon dieu , qu'est-ce que vous me dites là ?
CECILE
Eli ! mais, vous paraissez tout troublé.
VERT-BOIS
C'est que je vous avouerai , jeune homme , que mon ami, dans la crainte d'une indiscrétion, Ta brûlé.
DIDIER
Comment !
Cécile, avec un mouvement.
Quoi , mon père, c'était... '
vert-bois , lui faisant signe.
Chut ! ma fille.
DIDIER
Ah! alors, l'affaire devient très-dangereuse.... mais comment a-t-il pu se décider...
VERT-bois, troublé.
Que voulez-vous? il a hésité long-temps... il tenait ce plan d'une main \, je ne sais pas comment ça s'est fait , j'ai cru entendre du bruit , et ma foi. ..
DIDIER
Comment, monsieur, c'était donc vous?
VERT- BOIS
Est-ce que j'ai dit?... eh bien ! oui, jeune homme , puisque vous le savez , votre générosité mérite cette confiance de ma part !
DIDIER
Ah! Monsieur, qu'avez- vous fait ?.. d'après ce que mon oncle m'a appris , vous n'êtes pas en sûreté ici.
CECILE en pleurant.
Est-il possible!.,., mon pauvre papa, qu'allons-nous devenir ?
vert- bois , sanglottant.
Allons, mon enfant , ne pleure pas... de la fermeté ; regarde-moi,..
( 23 ) DIDIER
Il faut partir , quitter Paris sur-le-champ.
VERT-BOTS
Et comment ?
DIDIER
Par le messager. . * celui d'Orléans.
Air : Des Scythes et des Amazones.
VERT -BOIS
Que dites-vous? quelle nouvelle angoisse ! Il faut partir , il faut m'expatrier !
Moi qui jamais n'ai quitté ma paroisse.