‹ Le plan de campagne; comédie-vaudeville en un acteChapitre 17 sur 23 · VERT-BOIS \ DIDIER · texte numérisé non relu

VERT-BOIS \ DIDIER

VERT-BOIS

Vous dites donc, que vous me mènerez au messager f

DIDIER

Oui, je connais le maître de la voiture... je vous ferai passer pour un de mes cousins , qui se rend à Orléans.

VERT-BOIS

Orléans... outrerions- nous Orléans... ce n'est pas sur la route d'Allemagne...

DIDIER

C'est tout l'opposé.

VERT-BOIS

A la bonne heure... parce que si on venait à me reconnaître... et qu^on m'arrêtât sur la route d'Allemagne.

DIDIER

Eh ! qui voulez-vous qui vous découvre !

Je suis si connu dans Paris , voilà quarante ans que je l'habille de la tête aux pieds... il ne faut qu'une pratique mécontente de son dernier habit 3 pour me mettre dans l'embarras. Ah çà ! vous , mon cher Didier , pendant mon absence... vous solliciterez... pour moi... vous proclamerez l'innocence du malheureux Vert-Bois.

DIDIER

En effet! il faut quelqu'un qui prenne vos intérêts.

VERT-BOIS

Oui , qui les regarde comme les siens... n'oubliez pas que vous êtes mon gendre.

DIDIER

Comment, monsieur...

VERT-BOIS

Oui, jeune homme , le bonheur de ma fille... et les intérêts d'un père fugitif... tout l'exige.

Air : De V Avare*

Puis qu'autrement je ne puis faire, En vous je mets tout mon espoir, En mon absence , à mon beau-frère Je m'en vais céder mon comptoir !

Par ces mesures politiques Il sera toujours fréquenté, Et si je perds ma liberté, Je garde du moins mes pratiques.

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