‹ Le plan mentalChapitre 33 sur 36 · SOCIÉTÉ THÉOSOPHIQUE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ THÉOSOPHIQUE

La Société théosophique est un organisme composé d’étudiants appartenant, ou non, à l’une quelconque des religions ayant cours dans le monde. Tous ses membres ont approuvé, en y entrant, les trois buts qui font son objet ; tous sont unis par le môme désir de supprimer les haines de religioUj de grouper les hommes de bonne volonté, quelles que soient leurs opinions, d’étudier les vérités enfouies dans l’obscurité des dogmes, et de faire part du résultat de leurs recherches à tous ceux que ces questions peuvent intéresser. Leur solidarité n’est pas le fruit d’une croyance aveugle mais d’une commune aspiration vers la vérité qu’ils considèrent, non comme un dogme imposé par l’autorité, mais comme la récompense de l’effort. Ils pensent que la foi doit naître de l’étude ou de l’intuition qu’elle doit

LA SOCIÉTÉ THÉOSOPIIIQUE

s’appuyer sur la raison et non sur la parole de qui que ce soit.

Ils étendent la tolérance à tous, même aux intolérants, estimant que cette vertu est une chose que Ton doit à chacun et non un privilège que l’on peut accorder au petit nombre. Ils ne veulent point punir l’ignorance, mais la détruire. Ils considèrent les religions diverses comme des expressions incomplètes de la Divine Sagesse et au lieu de les condamner, ils les étudient.

Leur devise est Paix ; leur bannière. Vérité.

La Théosophie peut être définie comme l’ensemble des vérités qui forment la base de toutes les religions. Elle prouve que nulle de ces vérités ne peut être revendiquée comme propriété exclusive d’une Église, Elle offre une philosophie qui rend la vie compréhensible et démontre que Injustice et l’amour guident l’évolution du monde. Elle envisage la mort à son véritable point de vue comme un incident périodique dans une existence sans fin, et présente ainsi la vie sous un aspect éminemment grandiose. Elle vient en réalité rendre au monde l’antique science perdue, la science de Vanie, et apprend à l’homme que l’âme c’est lui-même, tandis que le mental et le corps physique ne sont que ses instruments et ses serviteurs. Elle éclaire les écritures sacrées de toutes les religions, en révèle le sens caché, et

Page 1