SCÈNE VIII
ANTONINE , BONNEMA1N.
BONNF.MAIN , à part , en entrant.
Et moi donc!., qui est-ce que je suis? je vous le demande.
antonine, l'apercevant.
Ah ! vous voilà , monsieur !.. vous êtes bien aimable. (Elle serre dans son corset le billet qu elle tenait à la main. ) Vous venez enfin me chercher
pour danser... il est temps... au moment où la contredanse finit.
BONNEMAIN
Madame... il ne s’agit pas de cela... Quelle est, s’il vous plaît, cette lettre que vous venez de recevoir ?
antonine , étonnée .
Comment !
BONNEMAIN
Oui... que je vous ai vue cacher avec tant de soin.
ANTONINE
Ah !.. ce billet que ma remis Frédéric?
bonnemain , cachant sa colère.
Précisément... (A~part.) Je ne sais comment m’y prendre.... Quand on entre en ménage y et qu’on n’est pas encore fait aux explications conjugales... Ma chère amie, ne pourrais- je pas savoir ce qu’il contient?
antonine , froidement.
Impossible... il n’est pas pour vous.
bonnemain , toujours avec une colère concentrée.
Je m’en doute bien !.. mais n’importe... je voudrais le savoir.
' ANTONINE
Je voudrais le voir !... Qu est-ce que c'est que ce ton-là?.. Un jour comme celui-ci!.. Sachez, monsieur , que je ne vous laisserai point prendre de mauvaises habitudes.* et puisque vous parlez ainsi... vous ne le verrez pas.
BONNEMA1N.
Vous ne pensez pas , ma chère amie... que je pourrais l’exiger.
ANTONINE
Maman !.. mamau ! il exige !..