MADAME DE SAINT-ANDRÉ, BONNEMAIN , JULES , ANTON INE
bonnemain , élevant la voix.
J’espère qu’à la tin on daignera m’expliquer cette étrange démarche ; à moins que , décidément , ou ne regarde un mari comme rien , et un receveur-général comme zéro.
jules , bas à Bonnemain.
Bien , bien.
antonine, s'avançant.
Je me suis justifiée aux yeux de ma famille, et je pourrais m’en tenir là... mais je n’abuserai point de ce que ma position a de favorable... votre colère était absurde... vos soupçons ridicules... ils ne valent pas la peine d’être réfutés.
BONNEMAIN
C’est égal... essayez toujours... ça ne peut pas faire de tort...
ANTONINE
Apprenez , monsieur , que ce n’est pas moi... mais ma sœur... c’est-à-dire c’était bien moi... puisque c’est moi que vous avez épousée... mais c’est justement à cause de cela... parccqu’il a cru un moment... et c’est si naturel quand on aime bien... c’est ce qui vous prouve qu’il n’y a de la faute
de personne , et que c’est vous seul qui êtes coupable.
MADAME DE SAINT-ANDRE
C’est clair comme le jour... et vous devez voir...
BONNEMAIN
C’est-à-dire j’y vois... j’y vois de confiance...
anton 1 ne , bas à sa mère .
Maman, si, pour achever de le convaincre , j essayais de nie trouver mal.
MADAME DE SAINT-ANDRE, bas.
Impossible avec ta toilette... ( Haut. ) Et tenez , tenez , les voici. «