‹ Le Pneumothorax du Nouveau-NéChapitre 14 sur 34 · ES · texte numérisé non relu

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repliés en crochets au-dessus des épaules, parfois encore en cherchant à dégager un bras relevé.

Le cas, bien qu’assez rare, a été signalé à plusieurs reprises : en 1890, Heidrich examina un enfant atteint d’une déchirure du tissu pulmonaire à la suite d’une fracture de la clavicule droite et de la perforation des plèvres costale et pulmonaire. Un important pneumothorax s’ensuivit et la mort survint deux heures après la naissance (cas cité par Riedweg).

C’est aussi une observation de Riedweg (1934) dans laquelle, à la suite d’un accouchement difficile, un nouveau-né présente une rupture du sterno-cleidomastoïdien, une cyto-stéato-nécrose, une fracture de la clavicule et comme conséquence de cette dernière un pneumothorax.

IT. —— PNEUMOTHORAX ET RANIMATION DE L'ENFANT

1) Parmi les causes, qui au moment de lPaccouchement peuvent produire le pneumothorax par un mécanisme indirect, il faut signaler les manœuvres desüinées à établir mécaniquement la respiration lorsque, à la naissance, on constate une apnée persistante.

Lors de l’aspiration des mucosités ou de liquide amniotique, méconial ou non, un catheter ou ume petite sonde est introduit dans la trachée. Il se produ't alors une différence de tension dans le tissu pulmonaire, parfois une rupture d’alvéoles superficiels avec pénétration d’air dans la cavité pleurale. Le

mécanisme, dans ce cas-là, est toutefois discuté, ces

sono

“héthodes d'aspiration sont très largement utilisées et cependant le pneumothorax consécutif est rare.

2) Une autre méthode de réanimation, est. l’insufflation directe d’air « bouche-à-bouche » dans Farbre respiratoire du nouveau-né. On déploie ainsi une force considérable et il est aisé de saisir qu’une surpression au niveau de ces alvéoles qui vont se déplisser pour la première fois puisse être assez forte pour en déchirer quelques-uns. Le danger de la méthode, employée, peut-être avec un peu trop de vigueur, est connu et a fait l’objet d’un article de Emmert: « The Danger of Mouth-to-Mouth, Breathing in Ressuscita-

Hüion of The New-Born Infant ».

On y trouve l'observation que voici :

À cause d’un placenta prævia et d’une présentation transverse, un enfant, un garçon, est extrait par césarienne. Il paraît tout d’abord normal mais devient rapidement cyanosé et se met à respirer irrégulièrement. Sa peau prend une coloration d’un bleu sombre, ses mouvements respiratoires sont rapides, superficiels. IT se met à gémir et à pleurer. On le réchauffe, on lui donne de l’oxygène ; mais il ne s’ensuit qu’une amélioration légère et la mort survient rapidement. Une radiographie post-mortem révèle une atélectasie complète du poumon droit et un collapsus complet du gauche avec pneumothorax de ce côté.

On apprend alors que lenfant n’avait pas respiré tout de suite et qu’un assistant avait pratiqué une insufflation « bouche à bouche > — douce sans doute, —— mais à laquelle l’auteur attribue le pneumothorax.

me

On pourrait encore citer, à l’appui du danger de cette méthode de réanimation une observation de Storts et James (1937) rapportée par Silver.

Un enfant est accouché par forceps bas, après une épisiotomie. Le travail a été provoqué avec de l'huile de ricin et de la quinine. On constate à la naissance une asphyxie blanche. Après aspiration de mucus, on commence doucement l’insufflation « bouche à bouche ». L'enfant respire rapidement, régulièrement et il a un cri bien normal. Puis, il va bien jusqu’au second jour où il a quelque difficulté à avaler. Le troisième jour on le nourrit avec plus de facilité ; mais la nuit suivante apparaissent une cyanose et une agitation extrême.

Du côté gauche, on n’entendait pas le murmure vésiculaire et il y avait peu de résonance à la percussion. Une radiographie révèle alors un pneumothorax. Avec l'administration d’oxygène, le poumon reprend son expansion, si bien qu’au bout de quatre semaines l’examen radiologique montre que l’état du thorax est redevenu entièrement normal.

Storts et James émettent l’idée que la cause peut bien avoir été le traumatisme de l’insufflation « bouche à bouche » s’ajoutant à une faiblesse congénitale du poumon gauche.

3) Non seulement les méthodes directes et indirectes de respiration artificielle sont dangereuses, mais aussi celles plus perfectionnées, les méthodes « mécaniques ». Deissler, en 1933 (Traumatic Emphysema and Pneumothorax After Artificial Respiration. by Mechanical Means) décrit le cas suivant :

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