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L'histoire du pneumothorax chez le nouveau-né est courte.
C’est en 1878 que Carl Rüge en signala le premier vas. Des observations rares et éparses, s’échelonuent jusqu’en 1928. Depuis cette date, chaque année, des études sont consacrées aux acquisitions nouvelles sur cette question.
Le cas ancien de Rüge concerne, un nouveau-né accouché par le siège, chez qui fut constatée une asphyxie légère ; puis le jour suivant la mort survint après une courte période de cyanose. L’autopsie permit de constater de Flair dans la moitié yauche du thorax. Le cœur était refoulé vers la droite, le poumon gauche comprimé vers la colonne vertébrale. La plèvre viscérale présentait une déchirure de trois centimètres de longueur. Rüge émit l’opinion qu'il avait dû s’agir d’une aspiration par le fœtus de mucosités trachéales, cet incident ayant occasionné de l’emphysème, puis une rupture d’alvéoles pulmonaires et de la plèvre.
Cette observation, presque purement anatomique, publiée à une époque où les Rayons X n'étaient pas encore découverts, présente un intérêt historique, cli-
niquement elle apprend peu de chose.
Longtemps méconnue, ou négligée, cette affection ne fait l’objet d’aucune publication jusqu’en 1890, date à laquelle un cas de pneumothorax consécutif à une fracture de clavicule est rapporté par Heidrich.
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Il faut ensuite, en une autre étape, atteindre les années 1917 et 1919 pour trouver deux nouveaux cas, ceux de Scheltema et de Smith.
Après une observation isolée en 1925, la question est reprise à partir de 1928 par de nombreux auteurs dans presque tous les pays. Les études sont meilleures, plus serrées, les observations plus détaillées, mieux classées, accompagnées de radiographies. Le sujet actuellement bien étudié, n’a cessé de faire l’objet de travaux de 1928 à nos jours.
Actuellement, le nombre de cas observés depuis celui de Rüge est environ de 70.
C’est seulement au bout de quelques années que l’on a limité la question au nouveau-né. Comme quelques auteurs n’ont pas jugé nécessaire de faire une place à part au très jeune enfant, c’est dans certains travaux consacrés au nourrisson, mais contenant toutefois des observations d’enfants d’âge inférieur à
quatre semaines, que nombre de renseignements ont
. été puisés en vue de ce travail :
Statistique de Scott en 1928. Article de Lereboullet, Lelong, Even en 1929. Thèse de Mme Gorœcka-Meinier (Paris, 1929). Statistique de Coccheri et Rossi en 1931. Article de Gardère et Savoye, en 1932. Article de Royer de Véricourt, en 1934, et la même année la thèse parisienne de Goujard.
Dans une série de travaux on envisage spécialement le cas du nouveau-né. Ils sont nombreux et d’inégale valeur. Les plus approfondis sont celui de Stein aux Etats-Unis, en 1930, celui de Riedweg en
Allemagne, en 1934, analysant scrupuleusement les :