À CAS. — RÉSULTATS EXCELLENTS
— Os. 161. — Fab. Néré. Tousse depuis avril 1936. Grosse caverne sous-claviculaire gauche. Pneumothorax le 14 décembre 1936 —— collapsus grand partiel. La caverne, proche de la paroi, est maintenue béante par de courtes brides latérales. Myoral I. P. du 29 décembre au 18 janvier 1937. Elargissement de la pneumo-séreuse. Diminution des trois-quarts du volume de la caverne.
Pleuroscopie le 4 février — section incomplète.
Nouvelle série de myoral I. P. (mars), bon résultat.
Deuxième pleuroscopie le 5 avril — section complète des brides. Pneumothorax total; efficace dès le 25 mai.
Tous examens de crachats négatifs.
— Ogs. 162. — Rou.…. Alice. Tousse depuis 5 mois.
Infiltration du lobe supérieur droit avec grosse caverne sous la clavicule. Infiltration légère du sommet gauche.
Pneumothorax droit le 21 novembre 1936 : la géode
est maintenue béante par un système adhérentiel supérieur.
Chrysothérapie I. P. du 15 décembre au 5 janvier 1937 — résultat médiocre.
Pleuroscopie le 21 janvier — section de deux brides principales à l’apex. Une bride courte médiastinale, est respectée. Diminution de moitié du volume de la caverne.
Chrysothérapie I. P. complémentaire (février). Bonne rétraction.
Deuxième pleuroscopie le 27 mars. Section complète — pneumothorax total. Disparition progressive de l’image spélonquaire.
Apparition fin décembre d’une petite géode à la partie supérieure du poumon gauche.
Pas de B. K. au prélèvement bronchique droit.
Présence de B. K. au prélèvement gauche.
Pneumothorax gauche le 21 février 1938, total, efficace.
Il ne persiste à droite qu’une petite tache opaque dans le moignon.
— O8s. 163. —— Ha... Lucienne, 18 ans.
Petites hémoptysies répétées depuis 15 jours. Lobite supérieure droite excavée. Pneumothorax le 7 janvier 1937. Des adhérences latérales sous-tendent la caverne.
Myoral I. P. (février), étirement des brides. Diminution des trois-quarts de la cavité.
Pleuroscopie le 5 mars : section partielle. Il persiste une large bride latérale externe. L’image cavitaire disparaît. Mais on retrouve des B. K. à l’homogénéisation.
Myoral I. P. du 12 avril au 9 mai, Etirement de la bride qui est sectionnée le 24 mai.
Pneumothorax total, efficace.
— O8s. 163. —— Ro... Marcel, 27 ans.
Hémoptysie en août 1937. Infiltration des deux-tiers
supérieurs du poumon droit, avec aspect en mie de pain sous la clavicule.
Pneumothorax le 22 septembre, grand partiel, maintenu par des adhérences courtes et larges.
Myoral I. P. (novembre), élongation des adhérences. Elargissement de la cavité pleurale.
Pleuroscopie le 3 décembre : section impossible.
Nouvelle série de myoral I. P. (décembre) : les brides deviennent filiformes.
2° Pleuroscopie le 8 février 1938: section presque complète. Il ne persiste plus qu’une bride supérieure ne gênant pas l'efficacité du pneumothorax.
Nettoyage radiologique. Disparition des B. K. depuis mars.
k LES
Ainsi, sur 447 pneumothorax pris à la suite, pour des malades dépistés dans un centre de triage, nous trouvOns :
— À. — 10 pneumothorax précocement réalisés pour des lésions minimes (soit 2 %), tous avec un résultat excellent.
— B. — 437 pneumothorax pour lésions étendues :
— 1° Le pneumothorax seul a donné 136 bons résultats, soit 30 %.
— 2° Les tentatives de perfectionnement ont porté sur 183 pneumothorax médiocres :
a) L’étirement suffisant des brides a permis leur section précoce pour 31 malades avec 70 % de succès;
b) 152 malades ont été traités par chrysothérapie intra-pleurale.
— 17 fois, soit 11 %, elle a suffi à elle seule (encore la crainte de récidives tardives à la base d’implantation des brides, nous conduirait-elle aujourd’hui à pratiquer des « pleurolyses de prudence»).
— 34 cas, soit 22 %, ont été des échecs : la plupart d’entre eux ont trait à des adhérences trop étendues.
— La chrysothérapie intra-pleurale a été associée à la pleurolyse dans 82 cas, avec 65 bons résultats
Une remarque essentielle doit être faite.
Dans cette statistique globale sont incluses les observations des années 1934 et 1935, période de tâtonnements où la chrysothérapie a été tentée dans des pneumothorax franchement inefficaces, contro-électifs ou petit-partiels, à adhérences multiples ou trop étendues. Ces cas ont été des échecs. Il faut donc distinguer dans le groupe des mauvais pneumothorax :
— 1° Les pneumothorax complètement inopérants, qui sont au-dessus de nos possibilités d’action. Toute tentative d’amélioration du collapsus, irritation pleurale aussi bien que pleurolyse, est vouée à l’échec. Ces cas relèvent soit de la cure sanatoriale seule, soit de la chirurgie. C’est par des diagnostics plus précoces, suivis d’une décision thérapeutique immédiate que nous en diminuerons le nombre.
— 2° Les pneumothorax où la disposition et l’importance des brides nous permettent d’escompter une action favorable de la chrysothérapie intra-pleurale. À mesure que se sont précisées et la technique et les
indications, le nombre des échecs a été en diminuant, comme le montre la comparaison entre la statistique globale et les résultats obtenus récemment.
Voici les chiffres relatifs à la série de pneumothorax réalisés pendant les cinq derniers mois de l’année 1937, et déjà rapportés dans la Revue Médicale Française (avril 1938) :
Sur 115 pneumothorax :
— 22 fois le collapsus se montra suffisant.
— La Chrysothérapie fut réalisée seule dans 19 % des cas : elle a donné 13 % de succès de plus.
— Les sections de brides ont été pratiquées dans 08 % des cas, seules ou associées à la chrysothérapie. Elles ont fourni 44 % de nouveaux succès.
Nous reportant, d'autre part, à la statistique des malades opérés par P. Weiller, nous trouvons :
sections de brides classiques ...... 59 % de succès sections après chrysothérapie .... 75 % — sections complétées par la chryso-
ÉCADIC RE ne 75 % = sections entre deux séries de chry-
SOUMÉTADIE ee co anse nes 76 %