INTRODUCTION
Le point de départ de ce travail est l’étude des 450 pneumothorax thérapeutiques institués dans le service de notre Maître, le Docteur Léon-Kindberg, depuis la création du centre antituberculeux de l’Hôpital Beaujon.
La partie strictement statistique a été volontairement laissée au second plan : l’époque est passée où il fallait, chiffres à l’appui, faire admettre la valeur de la méthode.
Nous nous sommes surtout efforcé de préciser à la fois quelle place le pneumothorax doit légitimement occuper dans la lutte antituberculeuse et comment, pour un cas donné, on peut en espérer le maximum de rendement. Nous avions pour nous guider l’exemple du service de tuberculeux de l'Hôpital Beaujon et les principes qui président à son fonctionnement.
Si l’on reconnaît qu'aucun traitement biologique ou chimique n’a fait sa preuve, que la cure sanatoriale doit être réalisée au maximum, mais qu’il ne faut sous-estimer ni ses défaillances ni les difficultés de sa réalisation, on conclura que la collapsothérapie doit occuper la première place.
Encore devons-nous distinguer entre les différents pneumothorax : le bon pneumothorax, celui qui évolue sans incidents et conduit à la guérison dans la grande majorité des cas est, en règle, un pneumothorax total, et, en fait, presque toujours un pneumothorax précoce.
Par son efficacité, sa bénignité, ses avantages sociaux, le pneumothorax-type est le pneumothorax précocement réalisé pour des lésions minimes.
Mais la réalité nous offre des perspectives beaucoup moins brillantes ; les lésions discrètes ne sont que rarement constatées. Ce que nous découvrons presque toujours, et dès le premier examen, ce sont des lésions graves et étendues.
Le pneumothorax s’impose et sans retard. Mais un collapsus complet et rapidement efficace est loin d’être la règle. L’expérience montre combien sont décevants les résultats tardifs de ces pneumothorax médiocres. Les succès les plus sûrs sont les plus précoces.
Il faut donc, et très vite, s’attaquer aux obstacles qui s’opposent au collapsus. La cautérisation des brides, la chrysothérapie intra-pleurale, et mieux leur combinaison, vont nous permettre de les surmonter souvent et de réaliser une pneumoséreuse efficace avec son pronostic désormais favorable.
Devenue socialement réalisable parce que ses rigueurs se trouvent atténuées et qu’une reprise relativement rapide de l’activité peut être envisagée, la cure sanatoriale reprend dès lors toute sa valeur.
Tels sont les différents points que nous avons voulu envisager. Nous remercions notre Maître, le Docteur Léon-Kindberg de nous avoir guidé de sa bienveillante attention et nous le prions de trouver ici l’hommage de notre respectueuse reconnaissance.
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