Pensées, IV
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ne trouve plus ni rois, ni princes, ni capitaines*, » soit eu nous ouvrant les voûtes de Saint-Denis, « où les rangs sont si pressés, où la mort est si prompte à remplir lesplacesM » Ces sortes de pensées remontent jusqu'à Job, qui se consolait déjà en songeant (t qu'il dormirait dans la poussière avec les grands de la terre'. » La sagesse anli<iue et la piété chrétienne proposent ces réflexions pour accoutumer les ômes à la contemplation d'une loi inévitable, pour user la crainte en usant la surprise, à peu près comme en tout lemps, selon le mot de Plutaniue, on a placé les cimetières près des temples et aux lieux les plus fréquentés, afin que le continuel spectacle de tombeaux et de convois funèbres nous avertit de notre condition mortelle*.
C'est pour nous un regret de rompre à cbaque inslant pr^: un commentaire la rapide éloquence de Lucrèce et de suspendre le torrent de ses barangues morales. Ainsi nous retardons ce bel emportement où le poète, après avoir montré dans le lointain des âges le glorieux cortège des grands bommes marcbant tranquillement à la mort, se retourne tout à coup vers ses contemporains, apostropbe le ricbe blasé, si fort attacbéà son inutile vie, et l'accable à la fois sous son indignation et sous sa doctrine.
i. Oraîs. fiin. de Henry de Gorn:iy.