Diogène, X, 85 3t 35. — De Fin,, V
ClIAPÎTRF. VU.
conlnuliclohes ne peiivont vUv ('-nlomont vrnîos». C'est en astronomie surloiil que paraît celte dcMlai- -iiciise lé[;èreté d'Épicuie. Liii-niême nous (h'voile higénunient son état d'esprit et sa méthode, qu'on peut résumer en ces termes : comme la vue des grands mouvements célestes peut nous troubler, H faut bien s'occuper d'astronomie, mais seulement pour se persuader que cet ordre ré-ulier du ciel n'e\ige pas la main d'un suprême ordonnateur, et qu'il nVst que l'eflet de causes naturelles. Parmi les explications qu'on donne des pbénomènes, choisissez celle qui vous plaira. Elle ne peut être mauvaise quand elle vous Ole la crainle^ Si raslionomie de Lucrèce est bizarre, c'est qu(\ sur la foi de son maître, il propose à la fois les hypothèses les plus sérieuses et les plus puériles, sans
choix et pêle-mêle.
S'il faut donner des exemples, en voici quelquesuns que nojis résumons en courtes propositions : Le soleil n'est guère plus grand ni plus petit qu'il ne paraît. Quant au lever, au coucher du soleil, de la lune et des autres astres, vous pouvez l'expliquer, avec l'astronomie récenle, par leur mouvement autour de la terre, ou croire avec l'ancienne physique que les astres s'allument ou s'éteignent chaque jour. - Croyez que la lune a une lumière