‹ Le poeme de Lucrèce morale, religion, science (volume 2)Chapitre 15 sur 111 · Horace termine une prière par ces mots · texte numérisé non relu

Horace termine une prière par ces mots

« Mais ne demandons à Jupiter que ce qu’il donne et retire à son gré, la vie et ce qu'il faut pour vivre. Quant à la paix de l'âme , c’est à nous de nous la procurer.

a Sed satis est orare Jovem quæ douai et aufert :

« Det vitam, det opes, æquura.mi animum ipse parabo. »

lEpit. 1, 18, 111.)

bile rivage, suivrait des yeux, sur la vaste mer des matelots battus par la tempête, ou bien encore à celui qui, sans aucun péril, verrait dans la plaine, k ses pieds, deux puissantes armées prêtes à s’entre-choquer. Ce ne sont point là pour lui les plaisirs d’une curiosité inhumaine, mais les éclats de joie d’un homme à qui les dangers d’autrui font mieux savourer sa propre quiétude. Aucune éloquence plus haute n’a jamais célébré la joie philosophique d’un solitaire épris de félicité intérieure. Dans quel lointain et quelle petitesse le conflit des passions humaines apparaît à ce spectateur debout sur les sereines hauteurs d’une doctrine désintéressée’! La paix ! la paix ! Ce cri de Pascal est aussi celui de Lucrèce : la paix pour la république dont les terres et les mers sont sillonnées en tous sens par des armées et des flottes guerrières, la paix pour son ami Memmius, pour lequel il compose son poëme afin de partager avec lui les bienfaits de la doctrine, la paix enfin pour lui-même, placidam pacem *. Cette

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