‹ Le poeme de Lucrèce morale, religion, science (volume 3)Chapitre 48 sur 104 · Pensées, IV · texte numérisé non relu

Pensées, IV

LA CRAINTE CE LA MORT

ces, ni capitaines » soit en nous ouvrant les voûtes de Saint-Denis « où les rangs sont si pressés, où la mort est si prompte à remplir les places *. » Ces sortes de pensées remontent jusqu’à Job qui se consolait déjà en songeant « qu’il dormirait dans la poussière avec les grands de la terre » La sagesse antique et la piété chrétienne proposent ces réflexions pour accoutumer les âmes à la contemplation d’une loi inévitable, pour user la crainte en usant la surprise, à peu près comme en tout temps, selon le mot de Plutarque, on a placé les cimetières près des temples et aux lieux les plus fréquentés, afin que le continuel spectacle de tombeaux et de convois funèbres nous avertît de notre condition mortelle *.

C’est pour nous un regret de rompre à chaque

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