‹ Le poeme de Lucrèce morale, religion, science (volume 3)Chapitre 56 sur 104 · liv. 111, 70. *- 2, Catilina, ch. x et pauim · texte numérisé non relu

liv. 111, 70. *- 2, Catilina, ch. x et pauim

breux emprunts, rend hommage à cette poésie vivante et vraie 1 2 . Les mœurs du temps sont toujours présentes à l’esprit de Lucrèce, même lorsqu’il se reporte aux premiers âges du monde. Dans un morceau célèbre, pendant qu’il décrit la vie primitive des hommes exposés à la fureur des bêtes féroces, ne sachant ni se défendre ni guérir leurs blessures, mourant de faim et de misère, il ramène tout à coup sa pensée sur son siècle et laisse échapper ces réflexions : c’était alors le manque de nourriture qui livrait à la mort leur corps affaibli, c’est la trop grande abondance qui nous étouffe aujourd'hui;

Alors les malheureux de leurs mains ignorantes liccucillant quelquefois le suc mortel des plantes Eux-mCmcs se versaient la mort, mais aujourd’hui . On sait artistement empoisonner autrui’.

Les sentences morales de Lucrèce offrent souvent des portraits, des types retracés à grandes lignes où il n’est point difficile de reconnaître une physionomie romaine. N'est-ce pas un Romain, ce général arrivé à la toute-puissance qui passe en revue ses légions et ses Hottes, qui promène si fièrement les yeux sur cet appareil guerrier dont il

1. M. Patin u tien marqué cette influence di Lucrèce sur Horace. (Leçon d'ouvert., 1858.)

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