‹ Le poëme de Lucrèce: morale - religion - scienceChapitre 74 sur 88 · Géorgiques, II · texte numérisé non relu

Géorgiques, II

paraît avoir été peu curieux de science, bien qu'il fût épicurien et se reconnût en plus d'un endroit disciple de Lucrèce, un de ses amis, Iccius, élève sa pensée à ces hautes spéculations et recherche « les causes qui retiennent la nier dans ses limites, quelles influences règlent les saisous, si les astres errent dans l'espace, animés de leur propre mouvement ou conduits par une volonté toute -puissante. »

Quae mare compescant causée; quid temperet annum ; Stellae sponte sua, jussaene vagentur et errent 1...

Ovide, dans les Métamorphoses, fait traiter par Pythagore les problèmes épicuriens sur les astres, les nuages, la foudre : « Est-ce Jupiter, est-ce le vent qui produit le tonnerre? »

Jupiter, an venti, discussa nube tonarent2...

Ovide touche souvent à ces questions cosmogoniques; il envie ceux qui connaissent les grands phénomènes de la nature. ïVest-ce pas à Lucrèce qu'il fait allusion, lorsque dans les Fastes il s'écrie : « Heureux les génies qui les premiers connurent ces mystères et montèrent jusqu'à ces régions célestes! »

Felices animos, quibus haec cognoscere primis, Inque domos superas scandere cura fuit 1

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