III. Page 25, vers
Et voyez quel programme!...
Le programme que nous indiquons ici n'est pas un programme de fantaisie, disant au hasard ce qui a pu entrer dans le cadre du vers. Nous croyons, en une seule page, avoir indiqué, tout au moins par un mot, ce qu'il y a de sérieux, de réellement pratique et surtout de suffisamment facile à généraliser dans le desideratum actuel d'une agronomie progressive. On oublie trop souvent, en faisant une propagande théorique au profit du progrès, que tous les enseignements les plus parfaits ne sont rien pour le monde agricole s'ils ne s'adressent qu'aux situations exceptionnelles, s'ils exigent tout d'abord, en capital, en instruction, en forces de tout genre, ce qui est exclusivement le privilège d'un petit nombre. — Enseignons le progrès tel que peuvent le pratiquer le paysan, le fermier, le tenancier le plus gêné lui-même. C'est là qu'est l'effort sérieux et fructueux à tenter. Quant aux
tours de force, il faut les étudier avec curiosité, avec intérêt quelquefois; il ne faut pas y pousser inconsidérément tout le monde.
Depuis que ces notes sont écrites, j'ai cherché à vulgariser les mêmes idées dans des ouvrages d'agriculture plus ou moins élémentaires : VAgriculture progressive à la portée de tout le monde, La Prime d'honneur, etc. Je manquerais de sincérité si je ne disais pas que je persiste plus que jamais à croire que je suis dans le vrai.