‹ Le poème des champsChapitre 174 sur 181 · II. Page 283, vers · texte numérisé non relu

II. Page 283, vers

La tâche est accomplie et l'œuvre enfin s'achève...

Malgré l'indulgence avec laquelle le Poème des champs a été accueilli, malgré les corrections par lesquelles j'ai cherché, dans les éditions nouvelles, à en atténuer les imperfections les plus saillantes, je sens encore, mieux que personne, tout ce qu'on peut y reprendre, et particulièrement tout ce qui y manque. Regretterais-je pour cela de l'avoir entrepris. Pourquoi? Il ne se peut pas qu'en professant si hautement ce que je sais bien être le vrai, je n'aie pas rendu avec un bonheur plus ou moins relatif quelque vérité bonne à dire. Je n'ai pas eu l'ambition de parler à la postérité, et n'y eût-il qu'une seule âme émue quelque part de ma propre émotion, je ne regarderais pas mon effort comme entièrement perdu.

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