Dubédat, o. c, I
2. Emile Dufour. Etudes historiques su/- l'ancienne province du Quercy : Nom, nés et choses (Cahors, s. d.), Etude sur Gcraud de Mainard. p. 38. M. Benech loue (o. c, p. 382) la pureté cl la netteté de la langue <l<1 Géraud,
3. Ms. 843 <l<> la Bibl. de Toulouse, f 217. V. colle Ici Ire dans notre thèse complémentaire, Tableau chronologique <h's lettres du poète Mainard.
i. Pellisson, Hist. de ÏAcad., éd. Livet, 1, 195.
fois les prouesses ou les vertus de Henri IV et de Louis XIII, et ses vers semblent bien avoir jailli du cœur chaud d'un sujet dévoué.
Signalons aussi cette pondération si louable dans un âge de violence, cette sagesse qui faisait dire au président de Saint- Jory que Géraud aurait dû naître en Grèce, au temps de Platon '. Ce compliment est pput-etre excessif. L'amour-propre est vraiment immodéré chez notre conseiller. Avec quelle irritation ne parle-t-il pas de ces « clabaudeurs » qui trouvent mauvais qu'il ait fait d'un village comme Saint-Céré son lieu de retraite -. Et comme il est furieux des critiques apportées à son ouvrage par un « pédant langleur » de liordeaux, qui furieusement l'avait chatouillé « des plantes des pieds jusques a la leste )) ! Aussi après avoir dit à ce « pèlerin » qu'il était un vray tau (sic) ou plustost un taf ' à rebours à la façon des Hébrieux i et avoir appelé Caron et d'autres docteurs comme garants de l'exactitude de ses allégations, il assure « ce fol que s'il ne se contente de l'arbre que je lui ay prédit, il trouvera d'autres encloùeurcs pour le faseher ». Si le conseiller menaçait de la pendaison ceux qui n'étaient pas de son avis, son fils, le poète, à qui il avait légué cette fâcheuse susceptibilité à l'égard des critiques, devait menacer d'épigra mines sanglantes et même du bâton ceux qui faisaient courir des pasquins sur son compte. Géraud aurait reconnu encore le souvenir de certains traits de son caractère pieux dans les pièces chrétiennes de son fils, qui exbalent un si ordent souffle de foi. Le zèle de Géraud pour le catholicisme aurait suffi, à défaut des déprédations exercées sur ses biens par les huguenots, à lui faire détester les sectateurs de Calvin. Il aime Toulouse, cette « ville pie et religieuse autant qu'autre de ce monde' ». Il voudrait qu'au blasphémateur du nom de Dieu '; « fût réservé un plus grand châtiment que tous