‹ Le poète mourantChapitre 2 sur 16 · Voyez dans Jocelyn la ccièbre aj ostrophe · texte numérisé non relu

Voyez dans Jocelyn la ccièbre aj ostrophe

Ossian, Ossian, lorsf|ue jikis jeune encore.

Je rêvais des brouillards et des monts d'Inistoi'o....

8 TNTUODUCTIiiN.

tine, le Liban, le cortège fastueux d'un poète qui scrnit prince. H avait six ans auparavant (1825) conçu l'idée d'une prodigieuse épopée, plus large que celle de Dante qui n'est que patriotique, et que celle de Milton qui n'est que puritaine : l'histoire de l'humanité et de la divinité que résumeraient dix Visions, inspirées du génie chrétien ', quelque chose comme le Génie du christianisme en vers. Depuis lors, il avait songé constamment à ce voyage d'Orient, sans lequel il ne pensait pas pouvoir entreprendre son poème. Au retour, deux fragments parurent après la Relation dti voijage d'Orient : Jocehjn (1850) et la Chute d'un ange (1858).

Mais le poèie commençait à se seniir attiré hors de la sphère de la contemplation : aux Recueillements poétiques, qui rappelaient encore ses premiers chants, succéda l'Histoire des Girondins, dont le retentissement fut immense, et où perçait la passion dont Lamartine, entré à la Chambre depuis 1854, se prenait tout à coup pour la vie publique. Ses Discours et écrits politiques le montrent mêlé à la lutte ardente des partis, et nous ne nous étonnons pas de le voir, au 24 février 1848, entrer dans le gouvernement provisoire à côté de Ledru-Rollin et proclamer, de concert avec lui, l'abolition de l'esclavage et l'institution du suffrage universel.

La révolution donna à Lamartine un de ces jours de triomphe et de gloire qui suffisent à remplir la vie d'un homme, mais qui, pour cela même peut-être, n'ont jamais de lendemain. Il eut l'honneur de désarmer, par la seule force du génie, la foule qui se ruait à l'Hôtel de Ville, ivre de fureur et de vengeance, et de lui arracher des mains « le drapeau rouge qui n'a jamais fait que le tour du Champ de Xars, traîné dans le sang du peuple, quand le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie- ».

Mais la popularité du poète était de trop noble origine ponr

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