‹ Le poignard dans le dos; notes sur l'affaire MalvyChapitre 42 sur 55 · M. RICHARD · texte numérisé non relu

M. RICHARD

M. Richard occupa le poste de directeur de la Sûreté de mai 19 14 au 29 octobre 191 6. Le témoin semble fort ennuyé d'être sur la sellette et donne l'impression d'un homme qui préférerait de beaucoup être ailleurs, mais le procureur général le tient bien.

Pour en avoir plus vite terminé, M. Richard dépose avec volubilité, et néanmoins avec prudence. Il dit oui sans dire oui, et non sans dire non, et entend ne rien préciser.

On arrive à parler d'Ahnereyda.

A plusieurs reprises j'ai porté à la connaissance de M. Malvy les renseignements de la Sûreté sur Ahncreyda. Us étaient déplorables et le directeur du Bonnet Ronge m'était fort suspect. Aussi son voyage en Espagne attira mon attention, a mais je me rendis compte qu'il n'avait pu matériellement se rendre à Garthagène ».

Sur r affaire du chèque Duval. — M. Richard cherche à ne pas se prononcer. Il affirme son estime pour M. Moreau qui s'est néanmoins trompé, dit le témoin, en disant que M. Malvy a ignoré les ordres de surveiller Duval.

Pour ce qui est du subterfuge de la double enveloppe signalé par M. Moreau, u on a cru qu'il y avait là un acte de méfiance vis-à-vis du ministre » . Ce n'est pas exact : « Je me préoccupais, simplement d'assurer l'arrivée intacte à mon cabinet du renseignement que j'avais demandé et d'empêcher l'indiscrétion d'un employé subalterne... » M. Moreau, de nouveau entendu, mettra les choses a» point.

L»S DEBATS. 3or

A propos de l'affaire Rahhat. — M . Richard déclare n'en avoir point conservé un souvenir précis. Il soumit un projet d'expulsion au ministre, M.Malvy approuva puis parla de suspendre l'arrêté d'expulsion.

Et puis, avant tout, pas d'affaires, n'est-ee pas, monsieur Richard.^

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