‹ Le Polyadenome Castrique: PolypeuxChapitre 20 sur 35 · CONSIDÉRATIONS CLINIQUES · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS CLINIQUES

Le but du présent chapitre est d'insister sur ce fait que, en réalité, le polyadénome est ignoré complètement au point de vue symptomatique et diagnostique, et par suite au point de vue thérapeutique. En effet, dans les observations cliniques les mieux établies et les plus fouillées qui se rapportent aux porteurs de polyadénomes, nous ne trouvons rien que raisonnablement on puisse considérer comme signe de cette affection. Bien plus, un grandnombre de ces observations signalent qu'aucun trouble fonctionnel n'avait attiré l'attention sur l'estomac, et que l’exploration physique systémaliquement pratiquée n'avait non plus rien révélé de ce côté. Quant aux autres, qu v trouvons-nous ? Quelquefois de la diarrhée, quelquefois de la constipation, rarement quelques signes dyspeptiques faisant penser à de la gastrite, et cela perdu au milieu des symptômes des affections les plus disparates : mal de Bright, cachexie hépatique, cachexie attribuée à un cancer latent.… On avouera qu'il serait téméraire de fonder làdessus le syndrome clinique du polyadénome polypeux!

À maladie ignorée la thérapeutique n’est pas chargée ; d’ailleurs, quand bien même par impossible le diagnostic intra vitam de polyadénome gastrique polypeux serait posé, les indications thérapeutiques seraient difficiles à

NEC remplir : rien à opposer à une symptomatologie nulle, à une pathogénie, à une étiologie ignorées. Le traitement chirurgical lui-même, seul théoriquement efficace, ne saurait être sérieusement proposé.

Ce que nous voulons donc retenir de ceci, c'estqu'il n'y à pas à chercher à ériger le polyadénome gastrique en entité clinique, on y perdrait sa peine. Cette lésion reste dans le domaine de l'anatomie pathologique et y restera probablement longtemps encore. Elle intéressera les curieux de trouvailles rares ou ceux qui la prendront comme substratum de théories pathogéniques.

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