‹ Le pont des soupirs opera bouffon en deux actes et quatre tableauxChapitre 33 sur 67 · C.ATARINA · texte numérisé non relu

C.ATARINA

Amoroso !

AMOROSO

Catarina !

BAPTISTE ET CORNARINO.

Fouchlra !

AMOnOSO, à Malatromba.

Ab! féloiil.;. lâche cl parjure!.., Tu ne m’attORdaU point,

n'est>ce pas? Crois-tu donc que pour un cœur bien épris il v ait des grilles ou des prisons !... Vrai Dieu! mon maître, le pont des Soupifs est haut, mais l’amour franchit tout! (il tire son épée.) Allons! monseigneur, tes sbires ne sont plus là !... Voyons ce que la crainte de mourir pourra te donner de courage!...

BAPTISTE, à Cornarino.

11 y a du cœur dans sa tartine !

CORNARINO, à Baptiste.

Du beurre?

BAPTISTE, à Cornarino.

Du cœur !...

MALATROMBA, ricanant.

Ab! ah! ah!... Tu me crois seul et tu m'insultes, mais toutes mes précautions sont prises... à moi! vous autres.

CATARINA

Prends garde. Amoroso!... Cette maison est pleine d’espions et d’assassins... (Elle montre les armoires.) Ils sont là !

AMOROSO

S’ils ne se pressent pas davantage, monseipeur... tes valets Vont te laisser tuer comme un chien...

MALATROMBA-

k Paide ! à l’aide!

AMOROSO

béfends-toü... car si tu neveux pas que je te tue... vrai Dieu !... je t’assassine I...

CATARINA, avec énergie.

Amoroso! tue-le!

MALATROMBA.

Mais c’est atroce!... mais je suis abandonné à moi-méme comme le dernier des honnêtes gens !

AMOROSO

As-tu fini?

MALATROMBA , tirant sou épée.

Eh hienl... puisque tu ne rougis pas d’attaquer un homme seul... (Us croisent le fer, catarina tombe à genoux.)

CATARINA

Seigneur^ prolongez les jours de mon chevalier, et diminuez ceux

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