‹ Le pont des soupirs opera bouffon en deux actes et quatre tableauxChapitre 38 sur 67 · CHŒUR DE FEMMES · texte numérisé non relu

CHŒUR DE FEMMES

Quel bruit et quel vacarme !

^urquoi ces hommes d’arme !

Jusqu’en notre maison Nous assassine-t-on 7

Qu’on arrête ces gens et qu’on me les conduise Dans le cachot le plus profond Do la sombre Venise I

CORNARINO.

Pourquoi donc?

CHŒDR.

En prison ! en prison !

Sans plus de rébellion En prison !

CORNARINO.

Pourquoi ce sort 7

MALATROMBA.

Pourquoi î l’audace est forte.

Parce que tous les deux vous êtes des bravi '■

BAPTISTE, à part.

Oh 1 quelle idée !

(Haut, à Malatromba.] Kh bien ! qu’importe V Si ces bravi,

A ta cause fidèles.

T’apportaient des nouvelles Üe Cornai'iui 1

TOUS

De Cornarini ?

BAPTISTE, de même.

Le doge est mort.

CORNARINO, parlé, bas à Baptisle.

Mort! Que dis-tu là?

BAPTISTE

Je vous sauve, monsieur. Quand ils vous croiront mort, iis ne chercheront plus à vous pendre et ils vous laisseront vivre tranquille. Dites comme moi.

CATARINA

0 ciel !

AMOROSO, à Cafariiia.

Console-loi 1

CATARiNA, à Amoroso.

Cependant cette voix a fait vibrer en moi Comme un certain je ne sais quoi I Je suis sûre qu’il ment !

AMOROSO, bas.

Nous le saurons ; je vous dirai comment 1

MALATROMBA, à part.

A moi celle que j’aime !

A moi le pouvoir suprême I (Haut.) Mais, vos preuves d’abord I

CORNARINO.

Seigneur, nous les avons...

C’est au Conseil des Dix que nous les donnerons.

MALATROMBA .

Au Conseil des Dix, soit ; nous vous y mènerons.

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