‹ Le pont des soupirs opera bouffon en deux actes et quatre tableauxChapitre 48 sur 67 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

MALATROMBA.

Vous le voyez, messieurs, le doge n'csl plus.

Ll<: CHEF DES DIX.

Ah t pardon! un mot encore!... On rencontre comme cela des gens qui vous disent ; nous avons tué le doge, et ils n'ont pas tué le doge du tout ! Son cadavre, où est-il I

BAPTISTE

Nous l’avons jeté à la mer qui passait par là.

LE CHEF DES DIX

Quelles preuves en avons-nous?

CORNARINO.

La mer ! Fouillez-la !

BAPTISTE

Farfouillez-la.

CORNARINO.

Elle doit l’avoir encore, si elle est honnête !

LE CHEF DES DIX

C’est profond !

PAILLDMIDO.

Sans doute ! mais la mer aussi est profonde.

LE CHEF DES DIX, à ses collègues.

C’est juste, (a Comatino.) Voüs n’avez pas d’autres preuves? Nous avions demandé l’anneau et les éperons de l’amiral...

BAPTISTE

Nous les avons ! nous les avons. (Bas à Coruarino.) Monsieur, passez-moi votre anneau.

COnNARINO, bas.

Tiens.

BAPTISTE, au chef des Dix.

Voici l’anneau.

CORNARINO.

Et Voici les éperons de l’amiral.

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