‹ Le pont des soupirs opera bouffon en deux actes et quatre tableauxChapitre 58 sur 67 · LE CHEF DES DIX, LES CONSEILLERS, MALATROMBA · texte numérisé non relu

LE CHEF DES DIX, LES CONSEILLERS, MALATROMBA

MALATROMBA, ao milieu des conseillers qoi le félicitent. Messieurs, je vous remercie...

PAILLUMIDO,

Comment donc ! cher ami, mais cela vous était dû.

RIGOLO

Votre austérité...

LE CHEF DES DIX

Quelle journée! que d’incidents!... On a des semaines entières où l’on n’à rien à faire, on se dit ; si j’avais quelque chose à faire! Et puis, un jour, on a tout à la fois ; on sc dit alors ; ah ! c’est

trop ! Et puis, il y a d’autres jours où c’est mélangé !... Cependant, voyous un peu ce que devient ce brave Comarino... (Se fouillant.) Ah ! je regrette bien de ne pas avoir apporté mes jumelles... (ii va à la table, prend le rouleau qu'on lui a apporte au commencement do tableau et s’en sert comme d’une lorgnette.) Âh I ceci... Cette lettre de Paolo Broggino.

PAILLUMIDO.

Vous auriez dû la lire depuis longtemps.

LE CHEF DES DIX

C’est juste. Mais venez donc voir... Ah! je vois très -bien... Cornariuo s’avance... Baptiste est plus grand, il se voit mieux... Ah ! ciel I que vois- je !...

TOUS, redescendant.

Qu’est-ce que c’est?...

LE CHEF DES DIX^ regardant dans la lettre.

Arrêtez!... arrêtez!... il est vainqueur 1...

MALATROMBA.

Comment, il est vainqueur?

LE CHEF DES DIX, avant toujours le rouleau devant les yeux.

Oui, vainqueur ; il a battu les Matalosses.

OÙ voyez-vous ça?

LE CHEF DES DIX, montrant la lettre.

Là! là!... dans cette lettre de Paolo Broggino.

MALATROMBA.

Comment?

LE CHEF DES DIX

Oui, dans cette lettre que j’aurais dû lire depuis si longtemps, (il met le rouleau devant les yeux de Malatromba.) Tenez, lisez ! — « La fuite de Comarino, ruse de guerre ! » — Tournez 1 — « Admirable manoeuvre qui a trompé les Matalosses! » — Tournez ! — i Fausse retraite ! victoire complète I » — Et il ne le disait pas ! quelle modestie 1...

TOUS

C’est admirable !

LE CHEF DES DIX

Courons le sauver et le saluer, s’il en est temps encore.

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