‹ Le pont des soupirs opera bouffon en deux actes et quatre tableauxChapitre 67 sur 67 · ACTE l · texte numérisé non relu

ACTE l

TOUS

Bmo 1 bravo ! ^

(,E CHEF DES DIX

Plaudite cives [... Je suis fort embarrassé ... Impossible de déclarer un vainqueur ! Ex œquol ex tequoX Allons ! la troisième et dernière épreuve... l’épreuve nautique. A la barque! liiessieurs ! :i la barque ! Qu'on apporte les armes ! (Deux gardes apportent deux longues lances de Jouteurs.) Mesures les lances ! Elles sont égales ! Et les chances aussi ! C'est bien ! Rien ne va plus! Làcbei les doges ! A la barque ! à la barque! (Cornarino et Malatromba ont pris les lances; ils montent dans deux bateaux et s’avancent l’un contre l’autre pendant le choeur luivaut.) '

CHOBUlî.

la; sort sera contraire,

Dans ce glorieux combat,

A Malatromba.

Son rival va, j’espère.

Tomber le Mnlalrombn !

Doge par-ci, doge par-là,

Etc., etc.

(Les barques se rencontrent, les lances se croisent, lu bateau de Malatromba sombre cl s’enfonce.)

TOUS

Bravo ! bravo ! vive Cornarino 1

cornarino, redescendant en scène.

Merci, mes amis, mes chers amis. Quel beau coup je lui ai porté, hein? Je l’ai fiiit sombrer, lui et son canot!

CATARÎNA, bas.

Non, cher ami, c’est encore Amoroso qui vous a sauvé !

CORNARINO, bas.

Lui!

AMOROSO, bas.

Le bateau de Malatromba avait un double fond ; c'est moi qui ai payé le batelier pour le faire couler !

CORNARINO, bas, entre Catarina et Amoroso.

Chut ! ne le dites pas ! laisser, croire à ma vaillance ! t-t ne me quittez jamais ! Ne faisons que deux à nous trois ! (Malatrombi est ramené par des gardes; il est couvert d’herbes marines.)

MALATROMBA, tremblant.

Mon Cousin...

, CORNARINO) s’approcbaiit de lui.

Je tie t’en veux pas, Malatromba ! Je te pardonne ! Je t’ouvre mon' cœur et mes bras. (Étonneinent général. Malatromba tombe dans les bras du Cornarino. Long embrassement.)

CORNARINO , se dégageant. ‘

Maintenant qu'on le charge de cliaînes.

MALATROMBA, entraîné par les gardes.

Toutes mes précautions étaient pourtant bien prises !

LE CHEF DES DIX

Que ceci vous serve à tons' de leçon ; et, avant de célébrer ce beau jour par des danses d’allégresse, laiss)z-moi vous rappeler ce mot d'un ancien : Le crime est toujours récompensé et la vertu puuie.

CORNARINO,

Pardon ! je crois que vou.". vous trompez *.

LE CHEF DES DIX, se jetant dans les bras de Cornarino et l’embrassant.

Cher Cornarino ! J'ai fini par le saluer ! Et maintenant que la fête commence !

LES FANTOCGINI.

BALLET ITNAL.

• (Cornarino y figure en Arlequin, Baptiste eu Pierrot, Cascadetlo en Polichinelle; le Conseil des Dix en grand costpme, et Malatromba en (loge entre deux gardes y prennent part. — A la lin du ballel, tous les personnages de la pièce dansent à la manière des Fantoccini, à la lueur des feux de Bengale.

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