II. — INFLUENCES ÉTRANGÈRES
Les formules de notre Pontifical qui sont consacrées aux ordinations des clercs inférieurs, nous viennent de l’ancien rituel gallican en usage au VIIIe siècle, et représenté dès le VIe siècle dans les Sfatuta ecclesiæ antiqua, originaires de l’Église d’Arles. Venu primitivement de Rome, ce document s’était ensuite développé indépendamment de Rome ? : pour
1. Ed. MÉNARD, P. L., LXXVIII, 475, note 685. 2. Cf. plus haut, p. 64-65, note bibliographique.
les ordinations des acolytes et sous-diacres, ses prescriptions sont distinctes de l’ancien usage romain ; il en allait sans doute de même pour les trois ordinations inférieures. Nous indiquerons plus loin une ancienne forme romaine de l’ordination des lecteurs. Dans notre Pontifical les trois premières ordinations mineures ont conservé l’empreinte des Sfatuta, mais elles se sont enrichies d’autres éléments, qu’il est bon de déterminer et d’analyser à part, afin d’en mieux comprendre la signification.
Les rubriques initiales indiquent simplement le moment exact de chaque ordination mineure ; la formule d’invitation qui suit, est toujours la même, elle constitue l’appel nominal des candidats. Les trois formulaires d’ordination de portier, lecteur et exorciste, se composent régulièrement de trois fonctions distinctes :
une admonition ;
la collation des insignes, propres à chacun des ordres, avec une formule exprimant les pouvoirs conférés et les attributions de chaque ordre ;
les prières, appelant la bénédiction de Dieu sur les clercs ordonnés.