‹ Le pontifical romainChapitre 147 sur 240 · I. — INSIGNES DES DIACRES · texte numérisé non relu

I. — INSIGNES DES DIACRES

Saint Grégoire, à la fin du VI® siècle, avait rappelé aux sous-diacres de Rome l’usage ancien qui leur interdisait tout ornement extérieur, autre que la tunique de lin, autrement dit Paube ;

Subdiaconos autem ut spoliatos procedere facerem antiqua consuetudo ecclesiæ fuit : sed placuit cuidam nostro pontifici, nescio cui, qui eos vestitos procedere præcepit … Unde habent ergo ut subdiaconi lineis in tunicis procedant !.

Ainsi saint Grégoire regrettait qu’un de ses prédécesseurs eût permis aux sous-diacres d’usurper le privilège des diacres, qui était en effet de porter, par dessus la tunique de lin, une tunique plus ornée, plus riche, à laquelle on donna le nom de dalmatique, suivant le décret que le Liber pontificalis attribuait à saint Silvestre (314-335) : ut diacomi dalmaticas 1n ecclesia uterentur, et pallea linostima leva eorum tegeretur?.

Cette sorte de tunique flottante, aux manches évasées, ornée de deux larges bandes de pourpre, était anciennement, à Rome, le privilège des sénateurs ; les chevaliers et les personnes aisées la portaient avec bandes étroites, — à partir du IIIe siècle, l'usage de la tunique ati clavi, aux larges bandes, se répandit beaucoup parmi les chrétiens, surtout parmi les personnages de distinction. On la trouve constamment représentée dans les peintures des Catacombes des IIIe et IVe siècles 5. C’est après la paix de l’Église que l’évêque de Rome en adopta l'usage pour lui-même et pour ses diacres. Plus tard, certains papes accordèrent cette distinction honorifique en dehors de Rome, comme le pape Symmaque à saint Césaire d’Arles et à ses diacres * : diaconos quoque ipsius, ad Romanæ instar

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