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CONCLUSION DE LA CÉRÉMONIE

difficulté, par le fait que certains théologiens, Bellarmin entre autres, y ont vu une partie essentielle de la matière et de la forme de l’ordination : d’où il faudrait conclure que le sacrement n’est complet qu’après cette cérémonie. Mais l’Église montre suffisamment qu’elle n’a pas adopté cette opinion, puisqu'elle n’exige pas la réitération de l’ordination, et prescrit seulement de suppléer le rite, s’il a été omis ou notablement modifié. De plus, le rite n’apparaît que tardivement, dans quelques églises de France, vers le XII® siècle ; c’est encore au Pontifical de Durand de Mende que nous le devons. Il a d’ailleurs une haute portée, celle de manifester la transmission du pouvoir des clefs qui n’est pas exprimée dans les autres formules. C’est une cérémonie pleine d’enseignement pratique, qui reproduit la parole du Sauveur aux apôtres, et achève de rendre sensible à tous la présence toujours active du Christ dans l’acte solennel qui transmet le caractère sacerdotal et les pouvoirs d’ordre.

Un dernier mot sur le Pax Domini sit semper tecum de la fin, que le pontife dit à chacun des nouveaux prêtres en lui donnant l’accolade. Le rite est analogue à celui qui jadis suivait la confirmation et au baiser de paix que les fidèles donpaient aux nouveaux baptisés. Nous avons conservé l’usage à la profession monastique ; les nouveaux prêtres eux aussi ont tous les titres à recevoir le baiser de paix de leurs collègues dans le sacerdoce : signe suprême d’union dans la participation au même « esprit du sacerdoce ».

Les anciens documents romains représentés par le léonien et le grégorien donnent les formules essentielles pour l’ordination des diacres et des prêtres ; nous les avons reproduites ci-dessus au cours du commentaire. Nous résumons en cet Appendice les rites plus développés qu’offrent les recueils du moyen âge, les gélasiens français du VIII siècle, les grégoriens des IX et X£ siècles, les premiers essais du pontifical romain, et le pontifical de Durand de Mende, tous ancêtres de notre Pontifical romain.

Rites des ordinations d’après les sacramentaires gélasiens : le gélasien ancien, Vat. 316, fin du VII siècle environ, édit. WILSON — (col. de gauche); à droite, les gélasiens du VIIIe siècle représentés par 4 manuscrits : Gellone, Paris, B. N., 12048, éd. MARTÈNE, De ant. eccl. rit., 1, VIIL, XI, ord. 4 ; — Angoulême, Paris, B. N. 816, éd. D. CAGIN, p. 146 et suiv. ; — Reims (manuscrit perdu, titres conservés par MÉNARD), P. L., LXXVIII, note 684-723 au sacramentaire ; — PHILLIPPS, Berlin, cod. 1667, inédit.

Les textes ne sont donnés qu’en incipit ; on les trouvera plus développés dans l’appendice suivant.

Gélasien Vat. 316. Gélasiens VIII s.

Oratio ad capillos incidendos. !

Deus qui Salvator ....

Benedic, Dne, hunc famulum. .

Omn. semp. D. qui venientes…..

1. Le Sacramentaire de Gellone est seul à donner cette Oratio.

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