‹ Le pontifical romainChapitre 24 sur 240 · II. — PONTIFICAL ROMANO-GERMANIQUE · texte numérisé non relu

II. — PONTIFICAL ROMANO-GERMANIQUE

À la même époque l’Allemagne possède aussi des témoins de lPactivité liturgique qui se manifeste un peu partout 5. Mais le succès définitif était réservé à l’antique Ordo romain décrit plus haut, d’après ses premières rédactions germaniques.

Car il pénétra de bonne heure en Italie. Il se trouvait à Lucques et à Milan dès le X£ siècle, semble-t-il, et au Mont- Cassin au cours du XIC4. Son introduction sur le sol italien est sans doute attribuable à l’influence des Otton : les empereurs allemands avaient à leur suite de nombreux évêques qui durent emporter avec eux notre Pontifical romanogermanique. Il n’est pas impossible que les moines de Cluny, dont les voyages à Rome et en Italie furent fréquents aux X° et XI® siècles, aient favorisé sa diffusion.

Dans les copies que l’on en fit au XIE siècle on ne retrancha

1. Cf. Dom A. WiILMART, Notice du Pontifical de Poitiers, dans le Fahrbuch für Liturgiewissenschaft, Munster, 1925, p. 48-81.

2. D' MaAGiSTRETTI, Pontificale in usum ecclesiæ Mediolanensis, Milan, 1897. — Il ne semble pas qu’on puisse le considérer comme un témoin authentique du rit romain au IX siècle : c’est un document qui a subi des influences étrangères à Rome.

3. Cf. D' METZGER, Zwei Karolingische Pontifikalien vom Oberrhein, Fribourg, 1914. — Dom BAUDOT, Le Pontifical, Paris, Bloud.

4. M. ANDRIEU, dans Revue des sciences religieuses, 1925, p. 650 Immixtio et Consecratio, p. 60 et 82.

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