SCENE x
Les Mfars, THILLARD, rentrant de ürxAt,.
Tn illard. Brasseur ne doit pas tarder. [Apercevant G iiôert.) ( umrnent, vous êtes encore là?
cilbert. Je sors, monsieur, je sors. Viens, Rosalie.
tiiillabd. Elle!... Vous connaissez madame?
GiuiERT. C'est ma femme, monsieur.
lll remonte.)
Tim.i,Anp. Voire femme?... je ne savais pas que vous fussiez marié, moi.
Gilbert. Je vous Fai dit tantôt, monsieur.
TiiiLLARn. Je n’y aurai pas fait attention :
sans cela, j’aurais pris plus d'intérêt à votre position; parce que un garçon sc lire toujours d’affaire, tandis qu'un ménage... cl pure jetais distrait, préoccupé... une créance qui était en retard... mais tout cela e»t termine... Et maintenant, je suis tout à vous... ou plutôt, tout ù toi... car nous étions copins, là-bas, à Slanrela»! Tout cela m'est revenu peu à peu... Tu dis donc que lu voudrais entrer dan» me»
bureaux?...
GiLuuiT- Oh! je n’ai jamais porté inrs vues si haut... remploi le plus modeste serait p ur nous... le salut.
thillard. Si tu m'avais dit cela tout do suite...
gilrlrt. Mai» je...
thillard. Ecoule : moi, je ne m'occupe guère
LE I>ÜNT- ROUGE.
du (IcLiil de ma iit.i i-< <r» ; va trouver mon c*nu- »uw, à gam.be en entrant, il saui-a, mieux que • nn à <]u «i je (Ktiirra* l'employer ; va, tu v ciult «u uie r.ipj>urter sa réj-nme.
UI.ICIT. Ah! mou ami, si tu savais le bonlicur...
tiuluid. Mais c’cst la chose du inonde la plus naturelle... va... tu retrouveras ta femme
Rosalie. Oh! je craindrais...
thillard. Nullement, je u'ai rien à faire.
gilbfjit. A gauche en entrant, n'est -ce pas? tmiAAti». Oui, — on t'indiquera.
gii.bert. Oh! merci, merci!
(Il *ort en courant.)
tillard. Si cet imbécile-là m’avait dit tout «le suite qu'il était le mari rie... (Haut, hu offrant une chaise ) Madame... (A part la regardant.) Je n’ai jamais éprouvé une émotion...
Rosalie , embarrassée. Je suis certaine que ma présence vous dérange, monsieur; permet tez-nmi de rejoindre. .
miLLARD. Madame... Rosalie. — Ah! tenez...
pas «le phrases ! je vous ai déjà dit que je vous aime et comment je vous aime...
Rosalie. En etfet , monsieur; mais je crois vous avoir répondu que j’étais une honnête femme.
thillard. Mais vous comprendrez maintenant que le salut île Gdhcrt est i litre mes main?, et que si vous me Kpoonei encore...
ro? ai je. Eh! quoi, vous useriez?...
tuii.lard. Tout! oui, tout , pour que vous soyez à moi ! — Oh! ce n’est pas un amour banal que vous m’avez inspiré , une fantaisie d'un jour... Ce qui me nousse vers vous... Oh! tenez, je le sens la... c'est la fatalité!
Rosalie. Monsieur!...
thillard. Ella fatalité est implacable!
nosAUi. Je le sais, monsieur; mais Je ne puis que vous le répéter encore : j’aime mon mari. Vous faut-il une raison plus sainte? U est malbeureui ! lJhre à vous de briser la dernière espérance que vous avez fait luire un instant à nos yeux ; — la misère nous tuera ; peut-être tous les deux ; mais ie mourrai auprès de lui, avec lui, digne ue lui, et Dieu nous réunira dans le ciel , où il y a place pour tuusceux qui ont souffert... et qui ont ?u souffrir!
miLLARD. Madame |... (Avec violence ) Eh bien, non! je ne puis pas... Rien pour rien!
rosalie Soit, monsieur ; rien.
thjllard. Rosalie.
cilblrt, nu dehors. Thillard ! Thillard!
rosalie. Mon mari, monsieur...
Gilbert, tout joyrux. Ah! BMI ami, une place de copiste est vacante...
tholard. Oui, mais elle est promise ; ainsi n'y comptez pas.
gilbejlt, étonné, l'n pareil changement...
quand tout à l’heure...
thiuard. Quoi?... je vous ai promis de vous employer quand je le pourrais, et je ne le peux s. maintenant. — Ce sera pour plus tard. — issez-moi votre adresse.
Gilbert, l'écrit. La voici... mais rappelezvous...
ihillard , lisant radresse. C’est bien! — Au revoir.
rosalie. Viens, mon ami.
Kiilbert sort avec Rosalie.) thillard, snü. Khi ni>ns faisunsde la vertu?... «;a se passera avec le temps et la rétlexiun.