SCÈNE V
ROSALIE, THII.LATID.
■ rosauh, ù part. Comme il m‘a dit cela!...
oh! jen»> veux pas qu'il retrouve cri homme ici... (.1 lia nt il Thillurd.) Monsieur, je...
THILLAIIU, qui SCSI lité. Eltllll, llOUS SOIUmes doiRt seuls, et...
rosalie. Partez... monsieur... partez ù l’instant.
Tint lard. Rosalie... écoutcz-inra !
Rosalie l’as un mot... Ou'«ttende*-voiis?
Ce passejmrt. (t’oiirant ù la table où Gilbert Va laissé.) Le voici... partez avant que Gills il ne revienne... je vous en supplie!... je le veux... Fuyez!
thillari». Fuir... soit... mais ensemble.
Rosalie, indiqué*. Ah! .. monsieur.
th u la hii . Tantôt eneinre j’aurais pu admettre vos refus; maintenant je ne eumpreuds môme plus que Vous hésitiez... «JU est-ce donc qui (K>umût vous retenir dans ca taudi>?...
Rosalie. Le devoir !
THH.LARD. li n* quand un mari fait à sa ft nuiie une p in i'Ie existence...
Rosalie, riaisuii «le plus pour ne pas le quitter ; lu femme «pu irnhit «luns le niallieur, c’est comme un *»ld ai qui dcM-rterait h I lu lire «lu dauger... ce n’est plus seubiuu ut une l'auic, c’est une Idebel» !...
thiu-ard l’Ius lnTle encore ainsi! cent fuis (dus belle '. Ilosalic, je auus aime et je suis riche, riche...
Rosalie Taisez-vous, ninn$ieor...aunom du service que mus venez «Iciuander à Gilliert.
au n >m «b- l’amitie d’autrefois, de l’hoqaul lé ) d'aujourd'hui: au nom même de «rite miscre,
, «pii «levrait v«ms être sacrée, Uisn-vou>, iuonj sieur, tai-ez vous...
i uillard. Lt misère de Gilbert .. ( Gilh-ri entrouvre, daucethenl la j-or/e du fond et r rouie.) Eli bien, je puis lui venir en aide... et lui laisser en parlant.., gilbert. L’infauiol...
(I! lêuille J*n» m poche pour reprendre le Orcoo, pu’» di»;urntt.j
ih>salie, l’interrompant. Mais, malheureux, quand vous lui fûtes e« ti«* tierniere injure, a ; ms ignorez donc «pie déjà... vous ne rompreuix |»aâ, vous ne voulez pas Comprendre !... p iilbert mj montre comme »TI réunit »- ulem -nt d'«rri»or.(
iniiAARD. Silence t (Gilbert est trrs-pdle.) Ah !... vous voilà.. Eh bien, ce punch?...
ciLLLar. Le voici. — [Il pose un vase cm porcelaine sur fa table, en affectant de montrer qu'il ne tremble pas.) bonne le verre, Rosalie.
i uillard. Nr trinquervz-vouspasavec moi?...
Gilbert . Ce serait diiiiciie; car noos uiau- «pion* d>‘ cristaux ici...
THILLAIlD. Ail !
lll mcuîo le TciTe, et »o verse.)
rosaue, d part. Ah! mon Dieu! est-ce que... (lias àson mari.) Gilliert... le tUcoa... Gilbert, le lui montrant. Le voici.
rosalik , rdcm. Doiiiie-le-moi.
GILBERT. Mais...
rosamk. Je le veux.
thili.ard, tl goûte le punch. Punch de cabaret
gilbert , voyant ThiHnrd qui bf-it. Soit. rosaiie, qui a regardé le flacon. Vide! — U «t vide... (A ThtUürd.) Ait..
cilbcrt, lui jetant la main sur la bouche.
Tais-loü...
(Thillnr.1 vîJe ton vm«.| tiullard.^Ii! mon Dieu!...
(Il urprcml le >noqvi-in*nt do Gilbartct de Rasait*. Puis, lo noijui Bjji üHittit, Il so r*drt«*o tout à coun, recule, reii'erse *on finutcuil, tu «'accrocher nti i:i*tai.t AU hiiff’t, l'tnwc*, Ta pour • rlmcir enr Gilbert q'i’il mciMU>9, ua peut l'attOHifirn, et •pr^i une convulsion dernière, tombe au milieu du tm&tre.)
r.u.ncfiT, qui V obtenait, lâchant Rosalie.
Maintenant, tu peux parler...
nos a Lit. Ah!... Qu'as-tu fait , Gilltert?
ctLRRRi .tri s-exahé, mais d'une roix sourde, Notre fortune en me vengeant.. J’étais là! [Il te dirige ver* Thilhnrd; ence. moment unorgîte de Rarbarie joue l’air de ta Dame blan- 1 chc. Gilbert s’arrête : Rosalie tressaille et te redr*ssr ; e le était blottie sur l’escalier, la tête dans ses deux mains.) Silence!
(11* écoutent avec anxiété. |
Gilbert , rourant masquer la fenêtre à laide du deux rideau. Ah!... cette fenêtre.
(Rosalie t'avoue» ver* lui. h reculons, l'oraille tendue ver* la ru»; «on pied h.nrt» le cadavre de Thillar-1; elle pousse un cri déchirant.)
B05vt.it:. Ah!
ciuit-HT, lui jetant une main sur les livres. Tais-toi... mais tais-toi donc!
(Tout eu la contenant, il souffle b bougie.)