‹ Le PontRouge melodrame en cinq actes et huit tableauxChapitre 57 sur 62 · ROSALIE, GILBERT · texte numérisé non relu

ROSALIE, GILBERT

f.inirm, c idrant. Eh bien, oui, c’est moi... qu'as-tu donc?

rosalie, à pari. Oh! s’il arrivait maintenant!...

Gilbert . 1-e domestique m’a rejoint à temps... (Allant vers la droite.) Notre enfant est là?..

rovu.il, w plaçant de* nnt la porte. Non !

non! (A part.) Oh! qu’il ne Je voie pas lui...

Gilbert. Pourtant, Martin m’a dit que le père nourricier...

hosalie. U est venu, oui, mais seul... tu n'auras pas loi» compris... notre entant est malade .. oui! c'est cela... très-malade!... il faut l'aller voir aujourd'hui, .«ur-lc -champ ! (Lui tendant son chapeau.) Va, mon anh, va...

cil boit. Oui, tout h l’heure... Et nos amis, à «pu je t'avais si bien recommandée?

lo ts ai ie . Je me Bannis mieux et c'est moimême qui les ai priés. . mais non, tu disais bien, je suis lr?pp'-e... Cette mauvaise nouvelle... Il me faut un médecin... une consultation... ce soir même... à l'instant... va, Gilbcjrt, va!

giuolt. Tu as raison.

rosalie, ut#c joie. Al»!... (Il s’assied d *on bureau et écrit. Rosalie inquiète.) Mais...

que fais-tu d.mcV

cilsmit. J écris, pour cette consultation, une lettre <|ue je vais remettre à Martin ..

Rosalie, arec desespoir. Oli ! mon Dieu !

Gilbert, se retournant. Qu'a-t-dlc donc?

Rosalie, éperdue. U va venir! mais c’eut qu'il va venir!

Gilbert. Qui donc attends-tu?

rosalie. Moi?... personne.

Gilbert. Tu attend» quelqu’un... ce trouble... cette insistance |>our lu'étaigner...

Rosalie, subitement et mec une très grande exaltation. Eh bien, tue-moi, si tu veux! qu’est ce que ea me fait après tout ! Pour ce qu’il me reste encore à vivre!.. Gilbert, j’attends un prêtre!

Gilbert. Ici, malgré ma défense, malgré...

rosalie. Malgré tout! je ne t'accuse pus de m'avoir |>crdne dansée monde, Gilbert, non... Ce que j ai souffert, je le le p inhume; je ne b? regrette plus... mais je «te vent (tas souffrir dans l'éternité... je veux sauver mon âme!

gilbirt. Sauver ton âme... mais c'est du délire!,. l’àme, l'éternité ..

rosalie, qui Ta écoutés aise effroi, are*, ipowoaMs m cherchant vainement à lui répondre et en jhj assaut des tris de désespoir et d" impuissance, se bouchant tes oreilles.

Tais-loi ! Gilbert, tais-toi !... tu me fais peur, tu me rends folle et je ne veux plus t'tnleu dre... tu médira» tout ce que tu voudras; moi, je ne sais qu’une chose ! u y a mi Dieu ! il y a un Dieu ! il V a un Dieu !

gilrert. Mais réfléchis donc!... J Rosalie.. Je le sens, moi!., je le vois! J'y crois!...

Gilbert, furieux. Mais, Rosalie!..

rosalie. Je le dis que j'y crois! comme à sa miséricorde infinie...

gilbfrt. Mais d'où te vipnt cette exaltation que je ne t’ai jamais vue... pourquoi?..

rosaue. Ah! tu veux ie savoir . tu le veux?

Eh bien... soit!., cet enfuit, notre enfant... notre dernière espérance... je t'ai dit qu’il était malade!..

gilrkrt, avec effroi. I! est mort..,

Rosalie. Non, ce ne serait pas encore une as-ez rude épreuve... il vit... ii est là... là. Mais Dieu eu a fait notre châtiment vivant, éternel... Dieu.entcudvlu bien? . Dieu!

Gii.m.Ri . Mois ta raison s'égare et je ne puis Comprendre...

rosalie. Ma raison s’égare. . va le voir, Gillicrt, va le v.nr et »i après cela tu méconnais encore le doigt de Dieu... mai? je t’en délie... je l'en défie... va... va!...

cnatrir, un moment effrayé. Ah!., elle est folle... aiions !..

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