‹ Le portefeuille rouge [microforme]Chapitre 46 sur 54 · FAUSTIN, MARCEL · texte numérisé non relu

FAUSTIN, MARCEL

IMancg

MARCEL (paraissant sur le seuil du pavillon). —

Fausrin (reculant).—Marcel !

ManceL.—Sorti, c'est vrai, mais rentré par l’autre porte. (:{ montre la gauche.) Ah ca. qu'est-ce que vous voulez donc faire là-dedans ?

FAUSTIN (embarraseé).--Moi.., petit?.,,. Je veux savoir des nouvelles du malade.

MarcEL. Merci pour lui, ça va mieux; la nuit a été diantrement agitée; mais il repose maintenant, et le médecin a répondu de lui.

FAUSTIN.—Qu'est-ce que ça me fait à moi ?

MarcEL.— Comment? mais vous me disiez tout à l'heure.

FausTIN.—Je dis... je dis que s’il se porte bien il est temps qu'il déguerpisse !... Je veux ma chambre, moi, je la reveux, et tout de suite, et avec tout ce qui est dedans... Lui et toi, je vous flanque à la porte... Oh! c’est mon droit !.., je suis propriétaire !..

MarceL (se posant devant lui). —Ah! c’est comme ça |... Eh bien, essayez donc un peu... on verra si vous avez le moyen...

FAUSTIN (éébuchant). — Oui, que j'en ai des moyens... Je suis propriétaire !

MarceLz.—Est-il devenu crétin, hein ?

FAusTIN.— Chrétien ?... Oui, que je suis un bon chrétien. C’est égal... je veux et je reveux...

MaRCEL.—Sa chambre... il y tient !... C’est bon... on vous la payera, votre chambre...

FausTIN. — Ah ?... C’est différent, mon petit Marcel... si tu as tant seulement dnx bons écus.….

MarcCeL.—Il n’est pas avare, non! il ne l’est pas. (Tirant l'argent de sa poche.) Tenez, les voilà.

F'AUSTIN (qui a pris l'argent, à part). —Je les mettrai avec les autres,

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MARCEL. -— Mais n'y revenez plus, comme la nuit dernière, rôder autour de M. Maurice. |

FAUSTIN (tressaillant).—Maurice !... Il s’ap-

pelle Maurice !

MARCEL.—Eh bien, oui.

FAUSTIN.—Maurice !.…. .

pelle 1... ces traits 1...

MARCEL. — Qu'est-ce qu’il a donc ?

FAUSTIN. Lui ! le condamné !

MARCEL. — Chut! Voulez-vous bien vous taire !... Est-ce qu'on crie ça sur les toits ?.., Ne vous avisez pas de le dénoncer au moins.

Lar, voyez-vous, aussi vrai que je suis votre filleul, mon parrain passerait un mauvais quart d'heure,

FAUSTIN / intimidé).— Ah ! petit...

MARCEL (d'un air menagçant).—C'est que dans

l'occasion, dame !.… Je vais voir s’il est réveillé (Montrant le poing à Faustin.) Hon 1. (A er Il faut lui parler comme à uh enfant, (Aaut,

Hon !... (Faustin effrayé baisse la tête. — Marcel rentre dans le pavillon.)

Oui... je me rap-

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