Circïilaire (1877), p. 6; 30^ Circulaire, p
Comte lui-même, qui, dès 1848, en parlait fréquemment^. Le titre complet est celui-ci: « La Revue Occidentale philosophique, sociale et politique ; organe du positivisme ; Ordre et Progrès ». Déjà auparavant (16 avril 4872), d'autres positivistes avaient tenté de fonder une publication périodique. Leur Revue, intitulée « La politique positive. Revue Occidentale o), paraissait deux fois par mois ; mais elle disparut le 26 juillet 1873. Les positivistes strictement orthodoxes (Lemos, Audiffrent et Congreve) voient encore aujourd'hui de mauvais œil la Revue de Laffitte, parce que, disent-ils, Auguste Comte à la fin de sa vie avait en. horreur toute publication périodique.
Parmi les travaux de Laffitte, nommons : le Cours philosophique sur Vhistoire générale de V Humanité (1839); Les grands types de VHu- Tiianité ; Appréciation systématique des principaux agents de révolution humaine d'après le calendrier positiviste (1874-75) ; Calcul arithmétique {Rio de Janeiro, 1880) et Considérations générales sur Vensemble de la civilisation chinoise et sur les relations de VOccident avec la Chine (1861). Les premiers de ces ouvrages montrent que Técole positiviste prend au sérieux le calendrier d'Aug. Comte. Quant aux derniers, ils sont curieux par la destinée fort différente qu'ils ont rencontrée sur des points très
1. Voir Robinet, Notice..., pp. 467,471; Testament^ p. 188, etc.
150 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE
opposés du globe. Le Calcul arithmétique s'est vu condamné « à une destruclion systématique »^ comme un « mauvais livre », par le chef du positivisme au Brésil^ Au contraire, les Considérations ont été traduites en anglais par John Carey HuU (M. A., Assistant Japanese Secretary to H. M. 's Légation), à Tokio, en 1887, et on peut se les procurer à Londres aussi bien qu'à Yokohama, à Shangaï, à Tokio et à Hong-Kong.
On a également publié divers exposés populaires du positivisme : D' Robinet, La pliilosophie positive [Auguste Comte et M. P. Laffitte 1881); Cam. Monier, Exposé populaire du positivisme (1888); André Poëy, Le positivisme (1876); Sémérie, Simple réponse à Mgr Dupanloup (1868); Positivistes et Catholiques (1870); La loi des trois états, réponse à M. Renouvier (1873); De Lombrail, Aperçus sur la doctrine positiviste.
Pour donner une idée du ton exalté et de la tournure utopique de la plupart de ces publications, transcrivons deux passages de l'opuscule Positivistes et Catholiqiie'i. Voici comment E, Sémérie interpelle les catholiques :
« Nous avons la foi qui inspire les grandes choses et le courage qui pousse à les accomplir. Aux parfums de vos encens et aux accords de vos cantiques, nous opposerons les fêtes splendides de rilumanité dans la ville sainte de la Révolulion ; au culte de Dieu, le culte de la femme et