‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 131 sur 342 · bid., mars 1890, p · texte numérisé non relu

bid., mars 1890, p

Lb Positivisme. - 1 3.

■194 LE POSITIVISME DANS LES ÉCOLES ISSUES d'a. COMTE

silienne que nous connaissions, a paru on 1805, à Bruxelles: elle avait pour sujet l'abolition de l'esclavage*. En 1871, Benjamin Constant (Botelho de Magalhaes) fonda la «Société positiviste» de Rio de Janeiro. En 1878, le groupe brésilien avait fait déjà de tels progrès que Laffitte, dans sa Circulaire annuelle^, l'appelle « une vraie force sociale». Plus tard, la propagande positiviste fut systématiquement organisée par Miguel Lomos qui, après avoir reçu de Laffitte (20 novembre 1880) le sacrement de « Destination » comme « aspirant au sacerdoce de l'Humanité », prit, en 1881, la direction du groupe brésilien.

Aug. Comte avait lui-même fondé les plus belles espérances sur la population hispano-portugaise, (( le double élément ibérique», surtout «dans le milieu résulté de l'expansion américaine» ; «car», disait-il, «les dispositions spécialement favorables à l'ascendant politique et religieux du positivisme y sont autant temporelles que spirituelles » "*. L'accueil enthousiaste, que le positivisme orthodoxe, longtemps raillé par les libéraux français, a rencontré au Brésil, a confirmé, en partie du moins, les prévisions d'Aug. Comte.

81. — Benjamin Constant, docteur en sciences mathématiques et général de brigade, mort en

1. A escravalura no Brazil^ precedida d'un arligo sobre agricullura e colonisaçào no Maranho, par F. A Brandâo. Bruxelles. 186S.

Page 1