‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 229 sur 342 · L'évolulionniamp- des idées-forces^ lxviii, suiv · texte numérisé non relu

L'évolulionniamp- des idées-forces^ lxviii, suiv

2. A. Fouillée, L'idée du droit en, Allemagne, en Angleterre, en France (1878) ; cité dans la Konie philosophique, 1880, I. 95. La deuxième édition de cet ouvrage a paru sous ce titre: L'idée moderne du droit {18^'3), avec •de nombreuses modifications. Conformément à la théorie •des idées-forces, lauteur «onlinue d'y présenter, comme les fondements du droit, un fait premier (jui est la cons-

Au point de vue sociologique, les idées-forces, morales, sociales, religieuses et même logiques, acquièrent une importance particulière, parce qu'elles sont l'expression des pensées élaborées par l'humanité entière. Elles sont « le type de l'espèce « présent à l'organisme individuel. Ces idées-forces constituant le lien de la société qui «st un organisme contractuel; elles sont le principe lumineux, le principe moteur de l'évovolution sociale ^.

134. — J. M. Guyau — (f 1888) — disciple et ami de F'ouillée, doit être mentionné ici, soit pour s^s^nombreux travaux de critique sur le positi-

•cience, et un fait second qui est la relativité de la connaissance Par la conscience, on se saisit soi-même dans la société de ses semblables, comme aimant et -agissant. La relativité delà connaissance, en nous révélant les rapiDorts qui nous unissent à nos semblables et au monde extérieur, vient ensuite restreindre d'abord Tégoïsme théorique, puis, médiatement, Tégoïsme pratique. Ce dernier consiste à faire du « moi >> un absolu. Quand on a ainsi reconnu les limites du « moi » personnel, il devient possible, par « une expansion de soi-même autour de soi », d'arriver à un idéal positif de la liberté individuelle et de l'ordre social. En vertu de la théorie des idées-forces cet idéal tend alors à sa réalisation par la justice et la fraternité. — Voir Revue philosophique, 1884, I, 215, suiv.

J. L'évolutionnisme des idées-forces, xci. suiv. — Les autres œuvres d'A. Fouillée, à consulter pour l'étude de sa théorie des idées-forces, sont: La liberté et le déterminisme (2' édit.). et Critique des syslèm,es de morale contemporains (2eédit.). Il a écrit en outre de nombreux articles dans la Revue des Deux Mondes et dans la Revue philosophique, pour y soutenir son système.

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visme classique anglo-français, soit pour la transformation radicale qu'il a lui-même fait subir au positivisme. Comme son maître, dont il partage les idées essentielles, il soutient énergiquement les droits de la métaphysique et sa nécessité*, tout en ne lui reconnaissant qu'une valeur hypothétique.

Ses œuvres philosophiques sont: La morale cVEjoicure et ses rapports avec les doctrines contemporaines (S"" édit.); La morale anglaise contemporaine (2^ édit.); Les problèmes d'esthétique contemporaine ; Esquisse d'une m,orale sans obligation ni sanction ; L'irréligion de l'avenir (2*' édit.); Vers d'un philosophe; L'art au point de vue sociologique ; Hérédité et éducation.

Yoici d'après Fouillée (La morale, l'art et la religion d'après Guy au), qui les résume de main de maître, les théories principales de cet auteur.

Métaphysique. La métaphysique est entièrement hypothétique. C'est un ensemble de spéculations et de constructions invérifiables, indémontrables, conséquemment toutes problématiques*. Les systèmes, les formes des pensées humaines sont fugitives ; mais ainsi que la spéculation même et l'hypothèse, le sentiment philosophique et métaphysique qui y correspond, est éternel^.

1. A. Fouillée. La morale, l'art et la religion d'après Guyau (1889), 151, suiv.

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