Ibid., 133, suiv
« n'est qu'un vouloir nécessairement produit par la combinaison des instincts, des passions et des idées rationnelles » *. Le passé, « en proscrivant les sens, a renversé les fondements de la nature humaine » ^. La liberté n'a d'autre limite que l'obligation de ne point violer chez les autres une liberté qu'on réclame pour soi-même ^.
Les violations d'une liberté- reconnue (droit) appellent, par une conséquence de la parfaite égalité naturelle de tous les hommes, une réaction qui se traduit par la vengeance et par les représailles *. Le droit criminel lui-même n'est pas autre chose que l'organisation publique de la vengeance^.
Toutefois, la morale ne saurait se borner à l'observation des coutumes les plus indispensables et au respect d'un droit inaliénable. Elle doit, en outre, veiller positivement au perfectionnement Je la nature humaine ^. Elle y parviendra surtout par la réglementation rationnelle de l'union des sexes. Car « l'amour sexuel, avec celui de la reproduction qui s'y rattache » , est, d'après Diihring, « le type fondamental de toutes les affections de la bienveillance sincère et sympathique » '.