Ibid
parfaite. C'est donc essentiellement une tendance, un besoin [conato). C'est latrinité psychologique considérée dans son universalité*.
La raison, en tant qu'elle produit les idées, est causa, sui [suitas)^. « Les idées elles-mêmes, comme formes métaphysiques, se rapportent à l'absolu ». De son côté, cet absolu est causa sui [aseitas] : d'autre part, cependant, en tant qu'il est intelligence [mente] ^ il est cause du monde. L'effet de cette cause est l'esprit [spirito], non pas en tant que raison développée ou noùç, mais en tant que « puissance, matière, nature, tendance et besoin »^. Il est donc vrai « que l'homme crée Dieu de lui-même et avec sa propre intelligence. Il le crée d'abord par le sens, ensuite par l'imagination et enfin par la raison » *.
Par conséquent la métaphysique positive doit partir de la notion de la « trinité psychologique » qui, « étant à la fois sujet, objet et relation, renferme en elle la loi de l'identité et de la distinction avec elle-même et avec la nature, ainsi qu'une synthèse primordiale qui est tout ensemble unité et dualité » ^. Le vrai est donc l'être. En tant que « conversion », il est aussi « parole, fait, engendré » ^. « Par conséquent il est le pensant qui, se transformant en pensé,