Ibid
gence. Il n'y a point là deux mondes opposés, mais deux éléments d'un seul et même monde qui se complètent naturellement *.
155. — Morale. — Ardigô pense modestement que son « positivisme est la seule sauvegarde scientifique de la morale » ^. D'après lui, la morale repose sur l'impulsion des idées ou « idéalités » spécifiquement humaines ou sociales^ « anti-égoïstiques 3 » (Jdealitk umane, sociali)^. Par conséquent, si un acte correspondant à cette idéalité cause du plaisir à l'être social, cet acte est moralement bon ; s'il lui cause une douleur, il est moralement mauvais ^.
De même que l'homme tout entier, les « idéalités humaines » sont le produit du milieu social ^ : elles sont donc soumises avec lui à un continuel changement '. La morale ne dérive point a priori de certains principes fondamentaux, comme on le croyait autrefois ; il faut, par l'observation, la découvrir dans l'histoire naturelle de l'homme ^. La raison de l'existence des idéalités humaines est la même que pour toute existence : elle est dans la nécessité ^. Il n'y a pas de