Ibid
8. lbid.,Qi. — Hegeler va encore plus loin : a Supposons que je meure et qu'un autre homme soit formé de cette matière animée de telle sorte que les atomes se trouvent disposés en lui précisément comme en moi, cet homme serait ma continuation. Il serait le même homme eue moi, absolument comme mon « moi » d'aujourd'hui est le même homme que le « moi » d'hier. Il saurait tout
des lois déterminées s'appelle évolution. Toutes les formes se conservent et persistent comme des facteurs ; et toutes les formes suivantes les supposent et s6 combinent avec elles, médiatement ou immédiatement, dans toutes les modifications quelque nombreuses et étendues qu'elles soient*. Cette conservation de la forme est le principe de la continuité de la vie de l'àme, c'est-à-dire de « l'immortalité ». « Tout homme peut dire avec le Christ: Avant qu'Abraham fût, j'étais. Chacun de nous a commencé à vivre quand la vie a commencé sur la terre. Nous sommes la génération dans laquelle le flot de la vie humaine a momentanément atteint son niveau le plus élevé. C'est nous qui formons ce flot. Par notre être intellectuel (c'est-à-dire par la forme du système nerveux et de l'organisation qui persiste et se continue dans les formes suivantes), nous continuons d'avancer dans ce flot » 2.
« Toute vie est une grande chaîne ininterrompue, un tout continu dont il faut chercher l'unité et la loi dans la formule de l'évolution » ^ (enseignée par Haeckel et Spencer ?). L'homme, partie
ce que je sais. Il connaîtrait tout ce que je connais, et serait connu de tous ceux qui me connaissent. Il penserait comme je pense et, dans les mêmes circonstances, agirait exactement comme moi. Il aurait le même caractère que moi, la même conscience, les mêmes sentiments. Il aurait mon dme. {The Open Court, n» 15, p. 396).