‹ Le Positivisme depuis Comte jusqu'à nos joursChapitre 65 sur 342 · Robinet, Notice etc., pp. 6'i · texte numérisé non relu

Robinet, Notice etc., pp. 6'i

daise. Conslant-Rebecque a publié, en 1856, ses Réflexions synthétiques sur la philosophie, la morale et la religion, avec la devise caractéristique : Diis extinctis Deoque successit humanifas^.En 1860, il fit paraître une dissertation sur Vlniitation sous ce titre : Appréciation positive de V Imitation de Jésus Christ, dans laquelle « il a voulu montrer la possibilité de dégager des diverses expressions théologico-métaphysiques le sens positif qu'elles renferment » -.

Les positivistes hollandais ont publié, en outre^ les écrits suivants : Allgemeene Grondslagen der stellige Wijsbegeerte, door August Comtes ('s Gravenhage, 1866) ;' et Synthetische Overdenkingen, in den Geest van het Positivisme^ betreffende Wijsbegeerte, Zedeleer en Religiey door W. Baron de Conslant-Rebecque. (Ib., 4857.)

Le baron de Constant-Rebecque n'a pas manqué de contribuer aux fonds positivistes par de riches offrandes.

B. — Activité du groupe français

Conformément à l'esprit d'Aug. Comte, l'activité du groupe français s'est portée principalement sur trois points : 1. l'enseignement ; 2. le culte; 3. la politique.

43. — Laffitte et ses idées sur le but de l'action positiviste et sur le sacerdoce positiviste. —

i. Robinet, Xolice, etc., pp. o2l, 638 et suiv. 2.1bid., p. 628.

« Le but de mes efTorls », dit Laffitte dans sa 20" Circulaire du 21 Homère 80 (18 février 1868), « est d'organiser en Occident, conformément à la synthèse positive ou religion de l'Humanité :

« 1. Un système général d'éducation universelle destiné aux deux sexes et commun à toutes les classes, et qui transmette ainsi à tous les notions abstraites fondamentales et essentielles depuis les conceptions élémentaires de la mathématique jusqu'aux théories les plus élevées de la sociologie et de la morale. Ce grand enseignement sera toujours terminé en effet par la morale qui en est le couronnement. Cette étude finale à la fois théorique et pratique, fondée sur une connaissance approfondie et positive de la nature humaine et de la Société, formule les règles qui fixent à Fabri de tout arbitraire les divers devoirs propres à la vie personnelle, domestique et sociale, de manière à nous faire librement concourir à la grande existence collective de notre espèce.

« 2. iS'ous voulons organiser en Occident, en même temps que ce vaste système d'enseignement universel, un ensemble de réunions et de cérémonies dans lesquelles chacun de nous soit périodiquement ramené au point de vue général que notre vie actuelle si profondément dispersive tend à nous faire perdre de vue et à nous faire méconnaître au détriment de l'ordre social comme à celui de notre bonheur privé.

« 3. Enfin, nous voulons instituer une direction politique ; étant armés d'une doctrine à la

fois systématique et réelle qui seule peut diriger la pratique actuelle de la vie politique et sociale ; nous voulons, de temps en temps, par de convenables publications, fournir à l'opinion publique des indications rationnellement motivées qui puissent l'éclairer au milieu du désarroi croissant des idées en Occident » ^

La solution de ces trois questions, fondamentales est, en première ligne, le rôle du « sacerdoce positiviste ». Aussi les positivistes orthodoxes attachent-ils la plus grande importance à ce sacerdoce. « La formation du Sacerdoce positif devient la première condition d'une régénération non moins indispensable à l'ordre qu'au progrès » — ce sont les expressions d'Aug. €omte : et c'est la devise que Laffitte inscrit en tête de toutes ses Circulaires.

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